Berret (P.), La Philosophie de Victor Hugo, pp
3. V. Berret (P.), Le moyen dge dans la Légende des Siècles ef les sources de Victor Hugo, Paris, 1941,
4. 11 y a des réminiscences d'vanhoë dans La Confiance du marquis Fabrice (Berret. Le moyen âge.…., p. 232), des réminiscences de Kenilworth dans Eviradnus (Berret, p. 267. note), des réminiscences de Quentin Durward dans Les Quatre Jours d'Elciis (Berret, p. 350) et dans L'Aigle du Casque (ibid.), etc., etc.
5. Le décor de L’Aigle du Casque rappelle d'une façon très précise les
‘paysages du Chdteau Périlleux et de la Jolie Fille de Perth (v. Berret, op
cié., pp. 391-353, et l'édition Berret de la Légende des Siècles).
mois de 1867 (voir Théâtre en Liberté), Victor Hugo met de nouveau les romans de Scott à contribution. L'action de la comédie se passe, comme une grande partie de l’action de Peveril du Pic, dans l’île de Man ; dans la pièce de Hugo comme dans le roman de Scott, un escalier descendant vers la mer et ne pouvant donner passage qu’à une seule personne à la fois, joue un grand rôle, — c’est par là que Peveril quitte le château de la comtesse pour aller en Angleterre ; c’est par là aussi que lady Janet et son amant: dans la pièce de Hugo, veulent s’enfuir pour échapper aux persécutions du roi de Man. Dans la même pièce, quelquesuns des tours d’Airolo rappellent Flibbertigibbet (Kenilworth). Enfin, Victor Hugo emprunte la ruse employée dans Quentin Durward par l’astrologue de Louis XI, pour échapper à la peine de mort dont son roi l’a menacé : : Airolo, qui s’est pris d'affection pour les amants persécutés, est fait prisonnier par les soldats du roi et condamné à mort ; mais une sorcière, à laquelle Airolo à rendu des services, prédit au roi qu’il ne vivra, lui, le roi, qu’aussi longtemps que le premier homme qu’il verra passer, les mains liées derrière le dos ; le premier homme que le roi voit passer ainsi est, naturellement, Airolo, qu’on emmène au gibet ; le roi le fait délivrer et le prend à son service ; et désormais Airolo fait tout ce qu’il veut dans le royaume de Man.
4. V. Quentin Durward, trad. française, Paris, 1993, in-42, t. IV, chapitre 11 (p. 83 surtout).