Ibid., p
8. CÊ. Correspondance de Victor Hugo, lettre à sa femme, 5 janvier 1859, à propos du projet de fonder un journal à Londres avec Louis Blanc et Pierre
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était en relations avec quelques-uns des proscrits français réfugiés à Londres. Il possédait à Guernesey ‘ les ouvrages d’Alphonse Esquiros * et de Ledru-Rollin * sur l'Angleterre et il est certain qu’il les à lus (voir plus loin). L'ouvrage du républicain Esquiros, qu’il connaissait de longue date et admirait beaucoup ‘, a dû lui plaire par l’abondance de renseignements curieux et d’anecdotes intéressantes qu’il renferme, sur certains aspects intimes de la vie anglaise, — les petits métiers, les gypsies, les tavernes, ete. — que les historiens, trop enclins, selon Esquiros, à préférer les «grands événements » et « les intérêts d’États » aux « faits économiques * », laissent trop souvent dans l'ombre. Pour ce qui est du livre violent et haineux de Ledru-Rollin, que Victor Hugo ne connaissait guère et n’estimait point ‘, l'expulsion de 1855 a sans doute prévenu Hugo en faveur de l’auteur, qui avait eu à se plaindre, lui aussi, de l’«hospitalité » anglaise 7,
Leroux. Le projet ne fut pas mis à exécution. Hugo se moquait des dissensions violentes qui &Givisaient les proserits. Choses Vues, première série, p. 314. Cf. Calman, Ledru-Rollin après 1818 et les proscrits français en Angleterre, Paris 1921, pp. 138-v (pour ces dissensions).
1. V. Berret (P.), Vicéor-Hugo (Bibliothèque d'histoire littéraire et de critique, Paris 1927) p. 365.