‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 14 sur 202 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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des cadavres, annonce à une veuve la mort de son fils unique en l’invitant à boire dans le crâne de celui-ci, etc.,etc. Cachots, tours maudites, châteaux ruinés, la morgue, la demeure du bourreau, tels sont les endroits où se passent la plupart des épisodes. La présence de cet élément « frénétique » dans le roman est d'autant plus surprenante qu’au mois de juin 1820, dans le Conservateur Littéraire, Victor Hugo avait formellement condamné Le Vampire, mélodrame de Nodier, Carmouche et Jouffroy . Certaines tendances héréditaires ?, cependant, et certains souvenirs d'enfance * l'avaient prédisposé à subir lattrait du roman «noir » anglais, de « ces romans à effets exagérés dont la vogue à été si grande vers 1800 * », et qui avaient si puissamment -contribué à propager « les couleurs obscures de Panglomanie ® ». Nous savons, par Hugo lui-même ‘, qu’il avait dans son enfance beaucoup lu Ducray-Duminil, qui avait été profondément influencé, dans les romans qu’il composa après 1797, par Mrs. Radcliffe ‘. Il se peut que ce soit sous l'influence de ces romans que Victor Hugo composa ou ébaucha, vers 1816-1817, ses premiers mélodrames, Zrtamène, Athélie, Inez de Castro. Leur influence est visible aussi dans tel conte du Conservateur Littéraire *.

4. « .… Mélodrame dégoûtant et si monstrueux que les auteurs n'ont pas osé se faire connaître. » Cons. Litt.. &. II, 16° livr,, Variétés.

2. L'on retrouve dans L'Aventure tyrolienne du Général Hugo le type d'imagination qui a conçu certains épisodes de Han d'Islande et de Bug- Jargal. Cf. P. Berret. L'Elève Victor Hugo. Revue des Deux Mondes, 15 février 1928.

3. Les voyages en Italie et en Espagne l’avaient familiarisé, tout enfant, avec les horreurs de la guerre (v. Victor Hugo raconté...). Des légendes allemandes, racontées par une servante, s'il faut en croire le témoignage des Lettres du Rhin, auraient aussi assombri un peu son imagination enfantine (v. Lettres du Rhin, pp. 318 et suiv., et En Voyage, éd. Imp. Nat., p. 469).

4. Delécluze (E.). Souvenirs de soixante années, Paris 4862, p. 49.

3. Nodier (Ch.). Dernier chapitre de Mon Roman, cit. Larat. La tradilion el Lexotisme dans l’œuvre de Charles Nodier, Paris, 1923, p. 64-5.

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