Voir p. 170, ici
nient était d’avoir pour acteurs principaux, l'électeur de Hesse et George III ?
Ledru-Rollin, dans sa Décadence de l'Angleterre ! avait fait grand cas de ce dernier épisode, plus ou moins authenthique : selon lui, le gouvernement anglais aurait fait un traité avec l'électeur de Hesse, aux termes duquel celui-ci aurait entrepris de fournir des soldats à l'Angleterre pour la guerre d'Amérique, moyennant une certaine somme par chaque tête de soldat « qui resterait (Ledru-Rollin souligne) en Amérique ».
Hugo lui-même avait fait allusion à ce traité dans un discours du 17 juillet 1851, à la Chambre des Députés ?. Dans le Reliquat de l'Homme qui rit (f° 105), se trouve la note suivante : « Le R. d'Angleterre allait chercher de la chair à canon chez l'électeur de Hesse comme on va chercher de la viande chez le boucher *. » Et dans le texte imprimé de l'Homme qui rit, Victor Hugo raconte cette transaction dans le même alinéa que « la vente à G: Penn :.»
Il ne me paraît guère douteux que la déformation de l'affaire de Taunton n'ait été suggérée à Hugo par la transaction de George IIT et de l'électeur de Hesse, ce qui n’a pas empêché Victor Hugo d’alléguer l'affaire de Taunton comme preuve de l’extrême scélératesse de Jacques IT, et d'affirmer que : « sous les Stuarts, les comprachicos n’étaient point mal en cour. Au besoin, la raison d’État se servait d’eux. Ils furent pour Jacques II presque un instru. mentum regni. C'était l’époque où l’on tronquait les familles encombrantes et réfractaires, où l’on coupait court aux