‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 149 sur 202 · Lord Clancharlie · texte numérisé non relu

Lord Clancharlie

beau. Lady Clancharlie meurt, et lord Angus peu après. L'enfant avait trois ans. Il héritait des titres et des biens immenses de Clancharlie. —…. Jacques II, aux aguets, se saisit de l’enfant, et le fit vendre. C'était sa coutume — il se débarrassait aïînsi des héritiers faisant obstacle, (raconter la vente à G. Penn)... * »

La première note fait allusion, cela est évident, au papisme de Jacques, papisme s’associant intimement et nécessairement, dans l'esprit de Hugo, aux mutilations infligées sur les chanteurs de la chapelle du Pape *.

La seconde note se rapporte à la participation de la reine de Jacques II et de ses dames d'honneur, par lintermédiaire de Penn, dans la rançon des jeunes filles de Taunton, épisode que Vacquerie avait raconté dans ses Miettes de l'Histoire d’après le récit de Macaulay”. Voici comment Hugo raconte cette transaction, dans le chapitre préliminaire sur les Comprachicos : Jacques IT fit cadeau des veuves et des filles des gentilshommes décapités après la rébellion de Monmouth, à sa femme, qui les vendit à Penn, qui les fit transporter en Amérique pour peupler la colonie qu’il y avait fondée : « On songe, avec le malaise d’un sentiment de scandale compliqué, ajoute Hugo, que Penn eut probablement de vieilles duchesses à très bon marché *. »

Évidemment, il y a une grande différence entre la rançon, par l'intermédiaire de Penn, des jeunes filles de Taunton, et « la vente à G. Penn ». En racontant cet épisode Hugo n’a-t-il pas été influencé par un autre épisode, tiré de l’histoire d'Angleterre, une véritable vente d'hommes, celui-ci, et pour l'Amérique aussi, et dont le seul inconvé-

te ho note est crayonnée sur une carte de visite (collée Reliquat

2. CE « En outre, ces artistes (les Comprachicos) fournissaient des chanteurs au Saint Père. Les comprachicos étaient utiles au miserere d'Allezri. Ils étaient particulièrement dévots à Marie. l'out ceci plaisait au papisme des Stuarts. Jacques 11 ne pouvait être hostile à des hom nes religieux qui poussaient la dévotion à la Vierge jusqu'à fabriquer des eunuçues. » (L'Homme qui rit. t [. pp. 545).

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