III, — LES PERSONNAGES HISTORIQUES SECONDAIRES
L’on comprend facilement que Victor Hugo se soit donné encore moins de peine pour se documenter sur les personnages historiques qui intéressent son sujet moins directemont que Jacques IT et sa fille.
A poine peut-on excepter Élisabeth, dont Hugo dit, pourtant, qu’elle est «un type qui, en Angleterre, à dominé trois siècles, le xvie, le xvire et le XVIIIe * » (« dominé », sans doute, dans ce sens, qu’elle auraït mis à la mode, pour ainsi dire, un libertinisme effréné qui n’aurait perdu son prestige qu’à l’époque de la reine Victoria, remarquable surtout pour sa pruderie). Il y a, dans l’Homme qui ri, un passage, plus brillant que substantiel, sur l’effronterie cynique d’Élisabeth (vol. I, pp. 307-8). Les exemples rapportés par Hugo se trouvent, à peu près tels quels, dans la lettre imprudente envoyée par Marie Stuart captive à Élisabeth, et que Philarète Chasles cite dans ses Études sur William Shakespeare, Marie Stuart, et L’Aretin ?. Un seul exemple, trivial, peut-être, mais caractéristique, suffira pour montrer comment Hugo a utilisé le livre de Chasles : «Marie Stuart, dit Hugo... était peu respectueuse
pour sa sœur Élisabeth et lui écrivait. « Votre esloignement du mariage provient de ce que vous ne voulez perdre liberté de vous faire faire Pamour'».. La phrase
que Hugo cite ainsi, comme s’il s’agit d’un texte du xvI® siècle, ne date que de 1852; ce sont les termes de Chasles, rendus un peu plus archaïques, que Hugo met entre guillemets : « C’est par intérêt pour Élizabeth que Marie lui raconte le mal qu’on dit d’elle,… de son éloignementb pour le mariage, «provenant (dit Marie) de ce que
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