V. L'Homme qui rit, t, I, p. 316, et t. IL, p
4. V. L'Homme qui rit, t. II, pp. 166-7, Cf. le mémoire qu'il rédige à propos de Gwynplaine, et qui commence : « Deux oiseaux étaient aux ordres de Salomon, une huppe, la hudbud. qui parlait toutes les langues, et un aigle, le simourganka, qui couvrait d'ombre avec ses ailes une caravane de vingt mille hommes. De même sous uneautre forme, la providence... » Ibid. Estce une réminiscence de Voltaire, qui rapporte que le chancelier CGowper,
c’est qu'il « était très imbécile », « ce lord qui avait tous les grades d'Oxford et ne savait pas l’orthographe ‘. » Ensuite Hugo trouvera moyen d'introduire ce qu’il à glané dans Delandine: «Il ne faut point confondre ce chancelier, dit-il à propos de Cowper, avec son homonyme et son contemporain William Cowper, l’anatomiste commentateur de Bidloo *.. » Et lorsqu'il nomme les ducs siégeant à la Chambre des Lords en 1705, il ajoute après le nom de Cavendish, « … dont le grand-père avait abrité à Hardwick les quatre-vingt-douze ans de Hobbes ? ».
Mais Victor Hugo a un autre moyen de suppléer à l’insuflisance de sa documentation : pour beaucoup de pairs il se contente d'interpréter, pour ainsi dire, la liste des pairies éteintes qui se trouve dans le Peerage de Debrett*. C’est co qu’il à fait pour Charles Montague, lord Halifax, le fondateur de la Banque d'Angleterre, et président de Ja Royal Society de 1695 à 1698 : « … Content, dit lord Halifax”, porteur d’un titre sous lequel s'était éteint le nom de Saville et devait s’éteindre le nom de Montague ‘. » En
voulant obliger les quakers à jurer comme les autres citoyens, leur raconta une fable commençant : «.… Un jour Jupiter ordonna que toutes les bêtes de somme se fissent lerrer… » (Diclionnaire Philosophique, art. Affirmation par Serment.)
4. Ibid. &. T, p. 360. Cf. Dictionary of National Biography. « In architecture and fine art he was reputed a consummate judge.… He was à good Latin scholar, and especially a student of Horace, acquainted with Homer and Plutarch, ete... » Ce n’est pas la seule bévue que Hugo ait commise dans ses descriptions des lords anglais du temps de la reine Anne : citons notamment le cas de Thomas, comte de Warton, ce fameux roué que lady Montague appela « the most profligate, impious and shameless of men », et Swift, «the most universal villain 1 ever knew », (v. Dictionary of National Biography) mais que Hugo décrit ainsi : « Un vieillard vénéré de toute la Chambre, qui avait vu beaucoup d'hommes et beaucoup de choses, et qui était désigné pour être duc... » L'Homme qui rit, t. IL, p. 370.