‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 24 sur 202 · Baldensperger. Revue de Litt. Comp. janvier · texte numérisé non relu

Baldensperger. Revue de Litt. Comp. janvier

6. À noter, cependant, l'espèce de rapprochement qui se produisit entre Hugo et le Globe, l'organe officiel du romantisme prosaique et libéral, en 4826, à l'occasion d'une nouvelle édition des Odes et Ballades : v. Victor Hugo raconté... éd. Nelson, t. Il, pp. 268-9.

sous tous ses aspects », et de dérouler autour de celui-ci une « vaste scène de l’histoire », qui soit une « exacte eb consciencieuse image … de son temps ». L’intrigue qui sert de lien aux divers épisodes du drame est négligeable. IL s’agit d’une conspiration dans laquelle s’unissent les puritains et les royalistes. Mais cette union nous paraît bien inutile puisque les deux factions diffèrent non seulement sur les buts à atteindre, mais aussi sur les moyens à adopter : les partisans de Charles Stuart se proposent de s’emparer de Cromwell au moyen d’un narcotique que Rochester, adroitement introduit auprès du Protecteur, doit lui administrer dans son vin ; tandis que les puritains veulent poignarder Cromwell au moment où il se fera proclamer roi. Le motif qui à inspiré à Hugo l’idée de cette double conspiration n’est évidemment que le désir de «rendre (le drame) presque -complet sous le rapport historique » (préface), d’opposer la légèreté et l’insouciance des cavaliers au fanatisme sombre et au pédantisme ridicule des puritains, de réunir en un tableau tous les personnages qui ont joué un rôle tant soit peu important sous le Protectorat de Cromwell.

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