‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 32 sur 202 · COS · texte numérisé non relu

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à la fille de Cromwell, au lieu du quatrain qu’il à composé pour elle, un billet donnant tous les détails de la conspiration dirigée contre Cromwell!) Dans le grand discours de Cromwell (acte V, se. xit), Hugo se sert des expressions mêmes de Burnet : Cromwell blâme les hommes « peu sincères » qui « (1) osent affronter jusqu’à (le) couronner », et ajoute

J'ai reçu de Dieu plus qu’ils ne peuvent donner.

La grâce inamissible ; et de moi je suis maître.

Une fois fils du ciel, peut-on cesser de l'être ?

- Burnet dit : « Cromwell haïssait cette doctrine (l’arminianisme), car son idée favorite était qu’une fois enfant de Dieu, on ne cesse jamais de l'être. Comme il avait mené

« une vie fort régulière avant les guerres civiles pendant plus

de huit ans entiers, il se plaisait dans le souvenir de ce bon temps, et dans l’idée de linamissibilité de la grâce.» (tb. SL p 4145)

Enfin, Hugo a feuilleté les Mémoires de Mrs Hutchinson. C’est là sans doute, qu’il à trouvé les éléments du portrait peu flatteur qu’il à peint du « fanatique pillard » (Préface), Harrison. Tous les autres écrivains ont loué celui-ci comme étant tout à fait désintéressé et sincère *. Mrs Hutchinson seule le montre avide des richesses et « beaucoup trop occupé... (des )pauvres vanités mondaines *. »

De même, Mrs Hutchinson est la seule des mémorialistes ou des historiens qui ait accusé Lambert de lâcheté : elle nous le montre « insolent à l’excès dans la prospérité... dans le malheur, également vil et méprisable », et elle ajoute que pendant sa retraite, il « se mit à cultiver les fleurs de son jardin et à travailler à l'aiguille avec sa femme et ses

1. Burnet, t. LI, pp. 108-9 : « Un jour, qu'il était ivre croyant en montrer une (de ses satires) au Roi qu'il avait composée contre je ne sais quelle dame de la cour, il lui en donna une dirigée contre sa Majesté elle-même. »

2. Villemain l'appelle « incorrigible martyr de la liberté » (t. 11, p. 268) un de ces caractères « dont le moule est brisé » (t. I, p. 154), Burnet, « désintéressé dans son fanatisme » (t. I, p. 364). Guizot, « le représentant le plus marquant des fanatiques sincères » (Mémoires de Ludlow, t. Ii, p. 241 note). Cf. Ludlow, t. IT, pp. 183-4, t. III, pp. 2398-41,

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