Byron et le romantisme français, p. 302 et suiv
6. Cf. la critique de Hugo, en 1824 : « et l’on désirerait parfois que ce peintre si fidèle des émotions intérieures jetât sur les descriptions physiques des clartés moins fantastiques et des teintes moins vaporeuses. » (Muse Frangaise, juin 1824). Hugo a vu la mosquée, non à travers les brumes du Nord, mais « épanouie au soleil (d'Espagne) ». Préface, Orientales.
tomne où le poète jette « un regard mélancolique » sur la «vanité des projets et des espérances... sur ce qu’il y à de triste dans le bonheur, sur cette infinité de choses douloureuses dont se composent nos années ‘ », rappellent parfois d’une façon très précise et qui trahit une lecture assez récente et assez soigneuse, certains poèmes de Byron .
C’est vers cette époque, aussi, que Victor Hugo se rapproche de ces Jeune-France auxquels il doit en grande partie ses triomphes au théâtre, et sur qui la vie et l’œuvre byroniennes, notamment le satanisme de Don Juan, exercent une influence toute-puissante ”. Victor Hugo entreprend l'apologie de cette « généreuse jeunesse‘ », et, par conséquent, du dandysme byronien aussi, jusqu’à un certain point, dans deux grands articles. Dans la préface qu’il écrit pour les œuvres de Dovalle*, il défend le satanisme de Byron, ainsi que la frénésie de Mathurin, comme 1la conséquence inévitable de la révolution littéraire, et comme répondant à « cette soif d'émotions violentes » qu'a laissée la fadeur de «la comédie en paniers et l’élégie en pleureuses"». Dans son article sur Ymbert Galloix ‘, Hugo prend le cas de cet anglomane, — dont le grand chagrin fut de n’être pas né lord anglais, s’il faut en croire une lettre qu’il écrivit à un ami peu de temps avant sa mort et que Hugo