‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 73 sur 202 · MARIE TUDOR · texte numérisé non relu

MARIE TUDOR

La reine Marie, autrefois amoureuse du cardinal Polus, aime passionnément, maintenant, un Italien, nommé Fabiano Fabiani. Elle étale sa passion sans aucune honte ni scrupule ; elle a élevé son amant d’un état très obscur, — ilest le «fils d’un chaussetier du village de Larino * », — aux plus hautes dignités du royaume ; elle l’a fait « chevalier doré et comte libre d'Angleterre * », plus précisément, comte de Clanbrassil, baron de Dinasmonddy, baron de Dartmouth en Devonshire, et chevalier de l’ordre de la Jarretière ; tout le monde sait qu’il est tout-puissant, que c'est lui qui commande les nombreuses exécutions qui ensanglantent le règne de Marie. Le favori, pourtant, déguisé en chevalier du pays de Somerset, nommé Amyas Pawlet', à séduit une jeune fille obscure nommée Jane, fiancée d’un ouvrier ciseleur. Il ne faut pas que la reine apprenne l'existence de cette liaison, car, « la reine Marie est prude, quoiqu’elle ait des amants ‘ »; elle à déjà fait mettre en jugement Trogmorton pour avoir été chez une fille ; c’est une «lionne qui guette », et, dans l’emportement de sa jalousie, elle est capable d’une vengeance éclatante.

Maïs Fabiano à un puissant ennemi à la cour ; il s’appelle Simon Renard; c’est l'ambassadeur de Charles-Quint, venu en Angleterre pour négocier le mariage de Marie avec Philippe d’Espagne. Celui-ci découvre le secret de Fabiano et le révèle à la reine. La perte du favori est dès lors assu-

«V.; p.62. x . Marie Tudor, journée II, sc. vit.

. Ibid., journée IF, se. vu.

. Ibid., journée I, se. vi.

. Ibid., journée I, sc. vr.

Page 1