L'ARR
rée. Simon Renard à un allié fidèle dans l’ouvrier ciseleur, Gilbert. Celui-ci consent volontiers à fournir le prétexte nécessaire à l’exécution de Fabiano, — car Marie veut se venger en reine, au grand jour, dans la place publique, ( «ce favori si envié, ce beau jeune homme insolent qu’elle a couvert de velours et de satin, elle veut le voir plié en deux, effaré et tremblant, à genoux sur un drap noir, mains liées, hué par le peuple, manié par le bourreau ‘ »), et séduire une femme, comme le lui dit Fabiano, n’est pas un crime Capital ; Marie n’a pu faire condamner Trogmorton sur une accusation pareille *. Donc Gilbert se fait condam-
ner comme coupable de haute trahison et d’attentat régi-
cide, et désigne, au moyen de preuves irréfutables, Fabiano comme son complice. Ils sont tous les deux emprisonnés à la Tour de Londres, et la Troisième Journée de la pièce dépend entièrement, pour son intérêt, de l'impossibilité où nous sommes de savoir lequel des deux, — de Gilbert, que Jane, maintenant reconnue comme héritière de lord Talbot, seigneur catholique décapité sous Henri VIII, veut sauver, ou de Fabiano, que la reine veut sauver, mais que, malgré sa puissance, elle ne peut pas sauver ouvertement, parce que Simon Renard à soulevé le peuple contre le favori italien, — sera exécuté.