Le Rhin, t. IL, pp. 352 et suiv
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vraiment civilisatrices, sont la France et l'Allemagne. Le salut de l’Europe dépend de l’union de ces deux pays : « Quand l’Europe centrale sera constituée... la France, adossée à l'Allemagne, fera front à l'Angleterre... et la rejettera dans l'Océan ; l'Allemagne, adossée à la France, fera front à la Russie et la rejettera dans l'Asie’. » Mais, pour rendre possible l’union de la France et de l'Allemagne, il faut « abolir tout motif de haïne entre les deux peuples ; fermer la plaie faite à notre flanc en 1815... rendre à la France ce que Dieu lui à donné, la rive gauche du Rhin ». Et la Prusse consentira tôt ou tard à faire ce sacrifice : elle «comprendra... qu’elle doit tendre à devenir le grand royaume septentrional de l’Allemagne ; qu’il lui faut des ports libres, et que, si beau que soit le Rhin, l'Océan vaut mieux *. »
La mort brutale du duc d'Orléans, le 13 avril 1842, et la décision de la Chambre de confier la régence au duc de Nemours anéantissent les grandes espérances que Victor Hugo a fondées sur l'amitié de l'héritier du trône. Il à bientôt, pourtant, par l'entremise de la duchesse d'Orléans, l’ocecasion de gagner la confiance du vieux roi. Or le roi soutient une politique très différente de celle préconisée par Hugo dans la Conclusion du Rhin”. L’amitié de l’Angleterre lui tient à cœur ‘. Dans une longue conversation que Hugo a avec lui en août 1844, lors de laffaire Pritchard,