‹ L'Angleterre et l'emigration française de 1794 à 1801Chapitre 117 sur 156 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Sitaation du parti royaliste après les élections. — Derniers préparatifs contre le Directoire. — Coup d'État du 18 fructidor. — YVickham quitte la Suisse.

(Juin-décembre 1797.)

Constitués le 20 mai, les deux Conseils élurent pour présidents deux royalistes : Pichegru aux Cinq-Cents, Barbé -Mar— bois aux Anciens. Puis ils firent entrer au Directoire, en remplacement de Letourneur, l'ambassadeur de la République en Suisse, Barthélémy.

Sans être un royaliste pur, Barthélémy s'était toujours fait remarquer par la modération de ses opinions. Les monarchistes, qui n'osaient encore choisir ouvertement l'un des leurs et afficher leur programme, portèrent leurs voix sur lui comme sur le moins mauvais des candidats. D'ailleurs, par les négociations importantes auxquelles il avait été mêlé, Barthélémy était désigné pour un poste dans le gouvernement, à une époque où l'on annonçait de toutes parts la réunion d'un congrès européen. Wickham se réjouissait de voir ce diplomate quitter la Suisse : il perdait un redoutable adversaire, pour lequel il avait conçu une grande estime dans la longue lutte qu'il avait dû soutenir contre lui.

Quant au nouveau directeur, il ne se rendait à Paris qu'avec regret et appréhension. A son arrivée dans cette ville, ses collègues lui témoignèrent une hostilité marquée; ils voulaient occuper la Suisse et Hambourg, humilier l'Angleterre, tandis que Barthélemv était fermement décidé à leur résister en s* appuyant sur les Conseils.

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