‹ L'Angleterre et l'impérialisme: Avec 1 ct. en couleur hors texteChapitre 100 sur 143 · Consul de Francfort, Annual Séries^ n' 2312, p. i · texte numérisé non relu

Consul de Francfort, Annual Séries^ n' 2312, p. i

maritimes, à sa flotte marchande, à son réseau de voies ferrées, à son système de grandes villes bien aménagées, grâce surtout à son empire colonial, qui lui assure un immense marché où TAllemagne n*a que peu de clientèle. Gardons-nous donc de toute exagération chauvine et réunissons toutes nos énergies pour faire de nouveaux progrès *.

L'Allemagne sait qu'elle n'est pas encore l'égale de TAngleterre. Mais elle espère qu'elle le deviendra : « Il y a quelques années, écrit le consul anglais de Francfort, l'opinion allemande se souciait peu des grandes questions économiques internationales. Aujourd'hui l'idée d'une politique commerciale pour la conquête du monde entier gagne les masses : la diffusion de cette idée jusqu'aux cerveaux populaires est peut-être le résultat le plus visible de l'année 1898 •. » A regarder le passé, cette ambition allemande ne peut sembler que très raisonnable. Si l'on s'en tient aux statistiques absolument sûres des dix dernières années, le progrès continu a été merveilleux :

Valeur en mUUeni de moros (1 250 francs).

Importations.... 4087 4134 4 246 4 864 5 437 5 495 Exportations.... 3 256 3 244 3 424 3 808 4001 4151

Dans toutes les branches, ajoute le consul de Francfort ', l'état des affaires, pour toute la contrée, témoigne de rénorme progrès économique durant ces vingt-cinq années dernières. Il est difficile de décrire avec quelle rapidité et quel ensemble les usines de toutes tailles, moyennes, grandes, immenses, ont été créées. Un observateur qui aurait étudié les conditions de vie moyenne en Allemagne,

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