Miscellaneous SerieSy n* 490, p
nouveau combat. Le gouverDement promet de rester neutre : il veut, dit-il, veiller à tous les intérêts de TEmpire, mais sans préférence pour aucun des partis... Ce n'est donc pas l'exemple de TAllemagne qu'il faudrait citer pour exalter les bienfaits de la Protection : si les Anglais veulent être renseignés, les statistiques de la France durant les quinze années dernières leur montreront bien mieux en quel état le protectionnisme met le commerce d'un grand pays.
A défaut des tarifs, les Fair Traders allèguent d'autres modes de l'action gouvernementale, primes, subventions, subsides, assistance consulaire et politique coloniale... Toutes ces allégations sont sujettes à critiques. Pour les primes, les seuls sucres allemands en ont reçu : l'industrie sidérurgique laissée à ellemême n'en a pas moins grandi... Pour l'assistance diplomatique, les industriels de tous pays vantent toujours le bonheur de leurs rivaux et dénigrent leur propre représentation consulaire; les Anglais ont suivi cette mode; ils étaient peut-être les seuls à n'en pas avoir le droit. Quand les cris des Fair Traders ont amené, en 1896-1897, les nouvelles enquêtes parlementaires à ce sujet*, il a fallu, comme en 1886*, se rendre à l'évidence : rien au monde, pour l'histoire détaillée du mouvement économique en ce dernier quart de siècle, ne vaut les deux séries d'admirables rapports consulaires anglais ou le Board of Trade Journal qui les résume : « Le rôle des consuls allemands a été beaucoup moindre que l'on ne croit. C'est aux efforts individuels ou collectifs,et non à l'assistance consulaire, qu'il faut attribuer tout le succès '. »
i. Blue Book,C'mQ.