‹ L'Angleterre et l'impérialisme: Avec 1 ct. en couleur hors texteChapitre 15 sur 143 · Birmingham, 19 juin · texte numérisé non relu

Birmingham, 19 juin

inclina tout le cabinet à ce radicalisme. Il admettait qu'entre whigs et radicaux Talliance demandait de mutuelles concessions; parfois, il se plaignait que les radicaux, « le sel du parti », Féquipe la plus active, dussent faire les plus grands sacrifices *. En réalité, il s'arrangea toujours pour que ses concessions à lui fussent négatives, concessions de temps et de formes, et que celles des whigs fussent toutes positives, concessions d'actes et d'idées. C'est ainsi que la réforme électorale de 1884 conduisit presque au suffrage universel. Les radicaux obtinrent pour leur peuple de nombreux sièges. Dès lors, « pionniers du parti libéral », ils montrèrent la route, et les whigs durent suivre, avec la permission seulement, étant vieux et sans ardeur, de traîner la jambe et de grommeler un peu. Quand le Time$ annonçait la reprise des whigs et leur triomphe sur les radicaux à l'intérieur du Cabinet : « Vous savez bien, disait J. Chamberlain aux électeurs de Liverpool, que, si le rimes avait raison, ce n'est pas un ministre qui vous parlerait ce soir *. »

Pourtant, un jour, le leader Gladstone et, derrière lui, le gros du parti libéral prirent un chemin qui peut-être était conforme à leurs principes et à leur passé, mais qui, aux yeux de J. Chamberlain, avait le tort de ne pas mener tout droit au bonheur de son peuple : ils s'entêtèrent dans cette question irlandaise qui, en somme, n'intéressait pas Birmingham. Ne leur marchandant d'abord ni son appui, ni sa fertile coopération, J. Chamberlain se donna tout entier à la solution de ce problème irlandais. Réserve faite.

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