Programme unioniste de
obscurantistes : lord Salisbury, « qui pense, disait Joe en 1877, que Tignorance doit être encouragée* », a fait voter une loi d'instruction populaire, la plus démocratique que Ton ait proposée. Ils ont dû renoncer à leur monopole de grands terriens et préparer, par une loi d'allotements, la venue des petits propriétaires. Ils ont dû renoncer à la transmission intacte des grands héritages et établir une taxe de transmission qui entame et rongera les grosses fortunes. Enfin ils ont dû se plier au contrôle du peuple et tourner toute leur politique, — c'est-à-dire toute leur diplomatie, puisque les affaires extérieures sont toujours leur souci principal, — vers les intérêts du peuple, vers la poursuite du bonheur populaire, vers rétablissement de cet Empire qui doit restaurer la fortune des Midlands,
Pour établir ce contrôle du peuple, Tancienne machine radicale, le caucus, ne pouvait convenir. Conforme à la nature du parti libéral et aux habitudes des whigs, ce procédé de délibérations publiques et de libres discussions ne cadrait ni avec les nécessités du parti unioniste, ni avec les habitudes des tories. Qui dit union dit avant tout discipline, donc centre d'autorité et minimum de discussion, et d'autre part les tories ont toujours préféré aux meetings populaires les conférences de salons ou de cabinet. J. Chamberlain ne pouvait pas amener son peuple tout entier dans le cabinet et dans les salons unionistes. Mais il y entra pour tenir la place et le rôle du peuple, et il y fît entrer les amis du peuple, c'est-à-dire ses amis personnels. Une fois entré, il exigea pour le peuple, c'est-à-dire pour lui-même, la plus forte part.