‹ L'Angleterre et l'impérialisme: Avec 1 ct. en couleur hors texteChapitre 98 sur 143 · Board of Trade Jouimal^ août, p · texte numérisé non relu

Board of Trade Jouimal^ août, p

Et maintenant, que Ton essaie de prévoir les résultats probables du panbritannisme pour l'Angleterre ! Le jour où dans le inonde on aurait construit un Empire, un Zollverein, ou une Fédération de tous les Anglo-Saxons, peut-on se figurer encore que le plus clair des bénéfices et le plus fort de l'influence irait au Royaume-Uni? Est-il vraisemblable que Londres, Liverpool, Manchester, Birmingham, Sheffield, etc., resteraient les capitales politique , commerciale , industrielle, etc., de cette Union panbritannique? Dans les conditions actuelles, déjà, New-York, Pittsburg, Chicago et la Nouvelle-Orléans ne seraient-ils des pôles d'attraction beaucoup plus forte? Et — sans parler du rayonnement des idées démocratiques, du mépris oir tomberait bientôt la vieille Angleterre réactionnaire et aristocratique dans l'estime des jeunes et ardentes communautés anglo-saxonnes, — que sera-ce quand les États-Unis auront terminé leur évolution industrielle, mis en exploitation toutes leurs terres, toutes leurs richesses et toutes leurs forces naturelles? Ils commencent à peine. Du gigantesque bassin houiller qui, sur le revers des AUeghanys, s'étend dans les deux tiers de la plaine immense du Mississipi, c'est à peine si trois points aujourd'hui sont en plein travail : la Pensylvanie (qui, pour le traitement des minerais du Mesabi, durant la seule année 1898, a augmenté de 1 700 mille tonnes sa production de coke), la Virginie occidentale et l'Àlâbamà. Ces trois taches industrielles vont s'étendre et se rejoindre et faire, tout le long des Alleghanys, sur quinze cents kilomètres de long, un Pays Noir,

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centuple du Pays Noir anglais. Et quand les États- Unis auront terminé cette évolution industrielle, risthme de Panama percé, — c'est une question d'années, de mois peut-être, — les mettra juste au centre de l'Empire « briton », au croisement de toutes les routes anglo-saxonnes, à l'étape médiane entre Londres et Calcutta, entre Liverpool et Sydney, à égale distance de tous les « Britons » d'Europe, d'Asie, d'Australie et d'Afrique. Est-il vraisemblable qu'alors le Royaume-Uni demeure le centre et le régulateur du système briton et conserve dans son orbite toutes les communautés anglo-saxonnes? Les lois de la gravitation ne régissent pas seulement les mondes physiques. Les humanités, elles aussi, sont entraînées presque fatalement, par la masse et par le voisinage, dans la dépendance et dans l'ombre d'autres humanités.

Sans attacher trop de valeur aux comparaisons historiques, il semble que l'histoire de l'avant-dernier siècle peut ici fournir un exemple. Quand la Hollande, reine des mers, maîtresse du commerce universel, grandie par un siècle de travail et de liberté, se fut donné un maître militaire dans la personne de Guillaume III; quand ce maître, pour résister à la France catholique de Louis XIV, eut combiné et accompli la grande union protestante, le « panprotestantisme » occidental; quand il eut réalisé l'Empire maritime en annexant la couronne royale d'Angleterre à sa couronne hollandaise de stathouder, — vingt ans ne s'étaient pas écoulés que l'influence, la richesse, le commerce, la puissance, toute la fortune de la Hollande s'éclipsait derrière le rayonnement de sa trop grande annexion. La Hollande disparut. L'Angleterre prit sa place dans toutes les mers du monde. A

la réflexion, peut-être, on trouvera que la comparaison s'applique ici de tous points : situation, grandeur, état social, politique el commercial, FAngle* terre est aujourd'hui pour les États-Unis ce que la Hollande était pour elle au milieu du xmi* siècle.

Si l'on croit inutile ou impossible de regarder si loin, que Ton calcule du moins, chose facile, les bénéfices certains du panbritannisme pour l'Angleterre! Est-ce vraiment à ses manufacturiers, à ses tisseurs, à ses métallurgistes surtout que profiterait le Zollverein anglo-saxon? à quoi bon écarter de l'Inde ou de TAustralie la concurrence de l'Europe, si ce n'est que pour ouvrir la porte plus large à l'invasion de l'Amérique? Qu'est-ce donc que ce danger allemand, que J. Chamberlain et les impérialistes de sa sorte dénoncent depuis quinze ans, qu'ils ont exploité et exagéré pour le besoin et pour la durée de leur réussite, auprès de ce danger américain qu'ils n'avaient pas prévu et que leur sacerdoce impérialiste leur défend d'envisager encore? L'Allemagne, disaient-ils et disent-ils encore, nous vole notre commerce : or le commerce suit le drapeau; donc il faut dresser notre drapeau impérial sur le domaine anglosaxon. Admettons leur raisonnement, — qui, d'ailleurs, pèche par la base, car nous savons que le trafic ne suit pas forcément le drapeau, — que deviendra dans toutes les colonies et terres anglaises, dans l'Empire briton, le trafic des États-Unis si, déjà envahissant et grandissant sous le drapeau de T Union, il arbore quelque jour le drapeau de l'Empire?

Il suffit de voir comment en usent déjà certaines colonies. La Trinité, colonie anglaise, trouve pour son cacao et surtout pour ses sucres un meilleur marché en Amérique qu'en Angleterre. La Trinité

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négocie un traité de réciprocité avec les États-Unis Elle n'a pas le droit de leur faire de meilleures conditions qu'à la métropole; mais elle leur fait les mômes sur le papier. En réalité, elle combine un nouveau tarif applicable à toutes les importations, qui dégrève sensiblement les articles fournis en plus grande quantité par les États-Unis et qui charge les produits apportés d'ordinaire par les navires de la métropole. Les droits sur les tissus de coton et sur la quincaillerie passent de 4 à 5 0/0 ad valorem : c'est 1 0/0 de plus par an qu'auront à payer les 6 ou 700000 livres d'affaires que Birmingham et Manchester font chaque année à la Trinité. Par contre, les viandes, le poisson et le blé sont dégrevés : il se trouve que l'Amérique en fournit les trois quarts. Les Chambres de commerce du Royaume-Uni protestent contre cet arrangement *. Malgré tout le zèle du secrétaire aux colonies, J. Chamberlain lui-même, auquel elles s'adressent, elles savent d'avance, par l'exemple des Barbades, que la métropole est impuissante à corriger ces caprices coloniaux.

Les Barbades soumettent à l'approbation de la couronne une convention commerciale qu'elles viennent de signer avec les États-Unis (mai-juin 1899). Cette convention admet en franchise certains articles importés principalement ou même uniquement d'Amérique. Comme la Trinité, les Barbades ont besoin d'un marché plus rémunérateur et plus voisin que la métropole pour leur riz et surtout pour leur sucre et leurs mélasses. A Londres, les Antilles anglaises ne peuvent plus lutter contre les sucres du

i. Manchester Chamber of Commerce, Monthly Recordy octobre

Continent : leurs importations depuis trente ans ont baissé dans la proportion de dix à un :

Importations des sucres et mélasses des Antilles anglaises

(en milliers de livres sterling).

Les Barbades dégrèvent donc les produits américains, qu'elles échangent contre leurs sucres. Mais cette diminution de droits met en déséquilibre leur budget, qu'il faut rétablir par une augmentation de 50 0/0 sur d'autres articles importés principalement ou presque uniquement d'Angleterre. Les correspondants et entrepositaires de Manchester se plaignent à sa Chambre de commerce, qui adresse une réclamation au secrétaire des Colonies, J. Chamberlain. Celui-ci trouve une excuse dans le fait qu'il n'a pas encore en main le texte même de la convention. Mais il ajoute : « Toutes les diminutions concédées aux articles américains sont aussi concédées aux similaires anglais. Or les législatures coloniales ont absolument le droit de régler à leur guise leurs tarifs douaniers, sous la seule restriction que la métropole et ses autres colonies doivent jouir du traitement de la nation favorisée. Tant que les Barbades n'établissent pas de tarif différentiel en faveur des seuls produits américains, la couronne ne saurait intervenir officiellement : elle peut offrir des conseils, mais non imposer des ordres*. »

Pense-t-on qu'une fédération britonne servirait dans les Antilles anglaises le commerce anglais ou le commerce américain? On dira peut-être que les

1. Manchester Chamber of Commerce, Monthly Record, juillet 1899.

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Antilles ne sont qu'une infime partie de TEmpire, qu'elles se trouvent, de par leur situation, dans des conditions toutes spéciales, et que cet exemple isolé et particulier ne saurait valoir pour Tensemble. Mais le Canada, qui est un des gros morceaux deTEmpire, est dans la même situation géographique que les Antilles, et il sera bientôt dans la même situation économique. Physiquement et commercialement, il est et deviendra de plus en plus une dépendance des États-Unis. La politique acluelle l'en sépare; mais combien de temps une politique peut-elle durer contre des intérêts évidents et majeurs? Lorsque les canaux creusés ou élargis auront fait de New-York le vrai port de toute la région des Grands Lacs, cette dépendance géographique sera plus étroite encore. Et quand l'évolution industrielle terminée aura fait reculer dans les États-Unis du Centre et de l'Ouest les champs de blé, les pâturages et les forêts, devant les cheminées d'usines, les trous de mines et les faubourgs industriels, alors le Canada, exportateur de blé, de bois, de beurres et de fromages, deviendra pour le Pays Noir américain ce que le Danemark, la Norvège, la Hollande et la France sont aujourd'hui pour l'Angleterre Noire, — le vivandier, le fournisseur quotidien. Aujourd'hui le Canada est la plus fidèle, la plus nationaliste des colonies anglaises : c'est que le Royaume-Uni est le meilleur de ses clients * :

Exportations oanadiennea (milliers de dollars). Années. Angleterre. États-Unis. Autres Pays. Total.

1. Pour ces chîflfres et les suivants, The Board of Trade Journal, novembre 1899, p. 529 et suiv.

Mais il n*en a pas toujours été ainsi : en 1888, c'étaient les États-Unis qui consommaient la majeure paKie des produits canadiens. Les tarifs protecteurs de rUnion américaine, seuls, ont détourné vers le Royaume-Uni les exportations canadiennes. Supposons TEmpire établi et les barrières douanières supprimées ou abaissées entre pays « britons » : le commerce canadien reprend sa pente naturelle et c'est vers New- York et non vers Londres qu'il trouve ses débouchés. A défaut de TEmpire, le développement naturel des choses amènera le même résultat : on aura bientôt, juxtaposés dans ce continent américain, un grand pays industriel et un grand pays de culture et d'élevage. L'Ouest américain fournira toujours la viande et le blé nécessaires aux charbonniers et métallurgistes de TEst. Mais le beurre, le lait, le fromage?

Exportations canadiennes (milliers de dollars). Années. Fromages. Beurres. Bois. Blés. Total général.

Est-il besoin de recommencer la môme démonstration pour l'Australie et pour Tlnde? Aujourd'hui si lointaines, quand il faut encore prendre la route de Gibraltar et de Suez, ne seront-elles pas toutes proches une fois le canal de Panama ouvert? Aujourd'hui si dépendantes delà métropole pour leurs ventes de matières premières, laines, riz, soie, etc., ne trouveront-elles pas un marché bien plus vaste et bien plus régulier chez les 80 ou 100 millions d'Anglo- Saxons d'Amérique que chez les 3S ou 40 millions d'Europe, — toutes conditions étant devenues égales d'ailleurs, c'est-à-dire l'industrie américaine ayant comme l'industrie anglaise atteint son apogée? Et le

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jour OÙ TEmpire brilon ira vendre aux États-Unis la majeure partie de ses matières premières, n'est-ce pas aux mêmes États-Unis que, forcément, il fera ses majeures commandes de produits ouvrés?

En 1888, la conception impérialiste de J. Chamberlain pouvait donc sembler le dernier chef-d'œuvre de la politique anglaise et du « radicalisme constructif », Elle paraissait radicale à la manière anglaise, c'est-àdire profondément utilitaire. Ceux qui la regardaient de plus près, sentaient bien que son appel à la force et son désir de monopole, son immoralité dans les moyens et dans le but, Texcluaient du vieil héritage humanitaire et pacifique des premiers radicaux et de leurs continuateurs, les Bright, les Cobden, les Mills et les Bentham. Mais la foule, qui voit surtout les apparences, se laissa prendre aux beaux semblants . du nouveau culte et aux belles paroles de son grand prêtre. Et dix ans ne sont pas écoulés que les apparences se fendillent et s'écaillent. Cette union anglosaxonne, qui devait parer au danger allemand et rétablir les affaires de Birmingham, de Sheffield, de Leeds, de Liverpool, de toute l'Angleterre noire, cet Empire panbritannique, inconcevable et impossible à faire ou à défendre sans le fraternel appui des Britons d'Amérique, voici qu'il va créer ou grandir un danger américain, devant quoi le péril allemand ne semble plus que pauvre misère. Et cet apôtre du radicalisme constructif, ce disciple des grands dissidents, qui « venait de Birmingham, c'est-à-dire de la ville entre toutes où le radicalisme agressif a son centre, de la ville qui toujours se distingua par ses sympathies démocratiques * », ce grand patriote qui sacrifia ses

i. J. Chamberlain, discours de GardiiT, 6 juillet 1886.

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amitiés les plus chères et qui abandonna son parti et son chef plutôt que de laisser porter atteinte à Tunité intégrale de la patrie, voici que, ministre des colonies, il apparaît comme le plus gros actionnaire des Compagnies à charte, comme le conseiller et le complice des Jameson et autres bandits internationaux, comme l'instrument des promoters et des monopolists^ des lanceurs et accapareurs d'affaires.

Car il devient probable, il deviendra certain bientôt, que TEmpire doit enrichir, aux dépens de la communauté britannique ou humaine, quelques bandes de spéculateurs : les aristocrates et les capitalistes y trouveront leur proie. Mais penser désormais qu'un profit immédiat ou durable en serait acquis au peuple travailleur semble déjà une pure folie, et croire que la grandeur matérielle et morale de FAngleterre en serait accrue, ce sera, avant quelques mois peut-être, fermer les yeux à l'évidence. Laissons les quantités morales qui ne se chiffrent et ne se pèsent pas. Mais comment ne pas voir que Londres, capitale de la Grande-Bretagne, ne serait plus qu'une ville secondaire de la Plus Grande-Bretagne, que la grande Londres du XIX* siècle deviendrait l'Amsterdam, ou peutôtre môme la Venise, la Carthage, la Tyr du xx^? Comment ne pas calculer qu'entraîné par la situation de ses différents domaines, par la convergence de ses intérêts, par son culte du succès et de la grandeur énorme, par son estime de la richesse solide et de la force, par son amour de l'utilité présente et rapide, le peuple de cette Plus Grande-Bretagne chercherait et trouverait ailleurs que dans la pauvre vieille. petite et lointaine Angleterre le centre de ses affaires, de ses plaisirs, de ses ambitions, de ses ententes et de ses rivalités?

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Les passions et les préjugés de la foule, habilement suscités et exaspérés par ses chefs d'aujourd'hui, Tempêchent de tourner les yeux vers ces probabilités encore vagues; les regards des travailleurs courbés sur la tâche quotidienne ne peuvent embrasser ces lointains horizons. Mais faut-il croire que dans cette libérale et pacifique Angleterre des anciens radicaux, des vieux dissidents, il ne se trouvera personne pour relever et « brandir la bannière du progrès, en dépit du découragement temporaire et malgré la défaite, temporaire elle aussi »? Contre cette coalition des classes et des idées parasites, qui gouvernent aujourd'hui, contre les apôtres de la force et les sectateurs de l'argent, contre « le prêtre et le propriétaire, la terre et l'église, la noblesse et la ploutocratie, tous coalisés en vue de repousser la marée démocratique et de renverser le courant de la pensée populaire * », contre cet unionisme des vieilles passions et des vils intérêts, l'esprit de Manchester ne suscitera-t-il plus quelque nouvel élan?

La guerre africaine terminée, quand la revanche des premiers revers et la paix rendront quelque lucidité à cette nation blessée dans son orgueil, affolée dans ses appétits de sang rouge et d'or clair, quelque disciple, fidèle celui-là, des Bright ou des Cobden, en faisant le bilan actuel et futur de l'impérialisme, pourra prêcher de nouveau la vraie croisade radicale. Le sermon alors sera plus facilement écouté qu'aujourd'hui. Mais on peut dire qu'il est tout fait déjà. Texte et arguments, il se trouve au long, tout entier, dans les rapports officiels des consuls, ambassadeurs, gouverneurs et autres officiers de la couronne

i . J. Chamberlain, dUcoura cit€.

aux colonies ou à Tétranger. Nous connaissons déjà la réponse des négociants anglais de Rio-de-Janeiro : « Notre commerce est-il en baisse? leur demandait le consul anglais. — A n'en pas douter, répondent-ils. Il est incontestable que les affaires de TAngleterre dans le monde traversent une crise, et qu'il lui faudrait aviser au moyen de reprendre, de garder et d'étendre sa clientèle. Mais ce moyen n'est pas dans Tappropriation du monde aux besoins anglais; ce n'est pas le monde qu'il faut changer; c'est l'Angleterre, to develop British trade, the change must commence ai the other endj — in England *. » Voilà le vrai texte et le vrai sujet du vieux sermon radical : « Que faut-il pour sauver l'Angleterre et pour la conduire sûrement au bonheur, au profit? La réforme, encore la réforme, et toujours la réforme. Il est inutile de révolutionner le royaume ou le monde : réformezvous, réformons-nous. Il est puéril de mettre son espoir dans la force et dans l'oppression, force is no remedy : réformons-nous. Ce qui tue le commerce actuel, c'est déjà ce qui affamait l'Angleterre de 1830, c'est ce conservatisme insulaire que dénoncent tous nos consuls *, c'est cette insularity, ce jingoisme^ ce nationalisme, qui de plus en plus nous éloigne du reste de l'humanité et dont l'impérialisme, le fair trade et le panbritannisme ne sont que la dernière florescence. Jetons par-dessus bord ce poids inutile qui nous coule, et le vaisseau flottera comme aux jours d'autrefois. Réformons-nous. Gouvernement, société, industrie, commerce, hommes et choses, l'Angleterre, depuis vingt-cinq ou trente ans, n'a rien

i Blue Book, G-46S1, p. i09.

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