‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 111 sur 149 · I. Blue BooA, C-4715, p. 236 el · texte numérisé non relu

I. Blue BooA, C-4715, p. 236 el

3nO L'ANGLETERRE ET L IMPERIALISME

réclame le secours de l'État anglais, non pour protéger le commerce ou l'industrie nationale, dit-il, mais pour contre-balancer le rôle de l'Etat allemand et rétablir le fair play. le franc jeu l.

En 1885, la grande Commission parlementaire sur la Baisse du Commerce fut poursuivie de ces réclamations : Birmingham, Sheffield, Liverpool. toutes les industries et tous les commerces en souffrance lui répétaient la même antienne5. Après un an et demi d'études août 1883-décembre 1886). ayant consulté toutes les Chambres de commerce, toutes les grandes compagnies, et les économistes, et les statisticiens, et les consuls, et les attachés commerciaux à l'étranger, etc.. la Commission concluait dans son rapport final : « La concurrence de l'Allemagne se fait de plus en plus rude. Dans tous les coins du monde, on peut sentir la persévérance et l'entreprise allemandes. Ils gagnent du terrain sur nous grâce à leur meilleure connaissance des marchés, grâce à leur désir de s'accommoder au goût de chacun, à leur volonté de prendre pied partout et à leur ténacité à garder le pied une fois pris '. •> Le rôle de l'Etat allemand n'apparaît pas en tout ceci. La Commission l'avait cherché pourtant : <• Quelle sorte de protection l'État allemand accorde-t-il à son commerce et à son industrie? » avait-elle demandé à tous les Fair Traders. — Les uns avaient répondu : o Par sa politique coloniale »; d'autres : « Par son système de chemins de fer d'Étal : d'autres encore, et plus nombreux : « Par ses tarifs protecteurs ». La majorité, tout simplement, avait allégué les intentions et es propos du prince de

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