‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 115 sur 149 · Annual Séries, n · texte numérisé non relu

Annual Séries, n

Pour la politique coloniale, c'est l'initiative privée des Godefroy de Hambourg, des Luderitz de Brème, des Bleichrceder et Hausemann de Berlin , qui devança l'action gouvernementale. Ici encore la volonté impériale dut se plier aux exigences du peuple : « Je n'ai pas été un colonial de naissance », répétait le prince de Bismarck, qui ne se mit que très tard à la remorque des grands promoteurs coloniaux... Pour les primes à la construction et à la navigation, « ce ne fut qu'en 1881 que le gouvernement songea à pousser la marine de commerce et il ne passa à l'effet que vers 1883. La loi impériale de 1885 a été successivement étendue; néanmoins, le développement des chantiers allemands est dû presque entièrement à l'énergique initiative des particuliers. Le gouvernement impérial n'a pas largement subventionné ou aidé la construction navale, comme ce fut le cas en d'autres pays. Il n'a payé, en somme, que des subventions postales pour des services de courrier; il avait pour but réel de se former une réserve de marins et de croiseurs disponibles en cas de guerre *. »

Voilà ce que répètent à chaque page tous les rapports spéciaux que le Foreign Office a publiés dans ses Miscellaneous Séries2, sur The Maritime interests of the German Empire, The Commercial Relations of Germany, German Colonie*, etc.; et le plus récent, qui les résume tous. Development of Commercial, fndustrial, Maritime and Traffic interests in Germany from 1871 to I 898, conclut" :

I Mi peut absolument laisser de côté tout ce qu'ont fait les hommes d'Étal allemands pour aider et guider l'ambi-

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