‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 121 sur 149 · I. Octobre 1898, i>. I · texte numérisé non relu

I. Octobre 1898, i>. I

i. Annual Séries, q° 23if août 1899) : .1 great change seemg bnmineni in the manufacture of sulphuric acid. The « Baden Aniline Soda Faciory » has patented a most important improvement in t/ie production... There is a report of a newly discovered process in the production of ammoniac A neic sweetening substance, Btigarine, which is said to le 500 limes as sweet as sugar, has letn discovered... Am<>nrj neu: manufactures, artificial indigo is decidedlj the most important... The discoverij of calciilum ma>/ hâve much influence on vttrious industries.

316 L ANGLETERRE ET I. IMPERIALISME

d' autrui. Ce n'est pas elle qui a inventé les procédés de l'acier nouveau. Ce n"est pas elle qui la première a étudié les piles, courants et machines électriques. Mais elle se les est appropriés : « La prospérité industrielle, conclut un rapport consulaire, s'est produite en Allemagne plus rapidement qu'en aucun autre pays, surtout parce que les Allemands ont toujours mis à profit le savoir et l'expérience de leurs devanciers, qu'ils en ont soigneusement étudié les procédés et que presque toujours ils les ont perfectionnés dans le détail *. » Bref, ce que durant la première moitié de ce siècle, l'érudition du docteur philologue allemand avait fait pour la conquête du monde antique, cette étude minutieuse, patiente, inlassable, à laquelle aucun détail n'échappait et qui savait pourtant reconstruire les ensembles, — nous la voyons aujourd'hui transportée dans la conquête du monde moderne par l'industrie du docteur ingénieur.

Pour le commerce, leurs efforts et leur œuvre scientifique ont été plus grands encore peut-être. C'est toute une tactique nouvelle qu'ils y ont introduite, et les consuls anglais, depuis dix ans, conseillent inutilement à leurs nationaux de méditer cette business tactics, qui ne fut que le résultat de longues et patientes études théoriques et pratiques.

L'Allemagne d'abord s'est outillée d'écoles commerciales 2 : élémentaires, secondaires, supérieures, elle en a aujourd'hui pour toutes les classes de négo-

1. Miscellaneous Séries. n° i90, p. 30. Cf. Annual Séries. n° 2312. p. 32: l'introduction des procédés américains pour les cuirs.

2. Annual Séries, n0' 1942 et 2122: Miscellaneous Séries. n°340.

eianls. L'État n'a presque rien fait. Le monde des affaires, surtout en Prusse, s'est souvent plaint de cette indifférence. Ce sont les gens d'affaires qui ont réclamé un enseignement rationnel. Ce sont les efforts des Chambres de commerce ou de Y Association germanique pour V Education commerciale, qui ont installé ce triple enseignement pour employés, petits commerçants et chefs de maison. Ces efforts unanimes n'ont jamais cessé depuis trente ans. La Haute Ecole de Leipzig, ouverle en avril 1898, en est comme le couronnement : « Cette Haute Ecole est un bel exemple de la prévoyance germanique à calculer les nécessités de l'avenir cl à y parer d'avance. Les effets, n'en doutons pas, seront de doubler encore l'expansion allemande. Le but en est tout pratique. Les programmes, dressés par des gens pratiques, ont été discutés et sanctionnés parle second Congrès d'Education commerciale tenu à Leipzig en juin 1897 l. » Du liant en bas, cet enseignement commercial a été compris et installé de même. OEuvre de gens pratiques, il a tourné toutes les théories vers une pratique immédiate, et, -Occupant un peu de sciences financières, économiques et administratives, de droit, de technique, etc., il a porté ses plus grands efforts vers les deux études maîtresses du commerce international, la connaissance des langues étrangères et la géographie commerciale.

La connaissance des langues étrangères, surtout, fut. au dire de tous les consuls, l'instrument principal • le la supériorité allemande. C'est elle qui tourna au profit du commerce allemand cette « passion du dehors », par où l'Allemagne jusqu'à nos jours avait

Page 1