Voir Bevieir of Reviews, 15 février 1900. p. 136 et suiv
cohésion dans cette armée mercenaire et aristocratique, où le soldat, voyou de la rue, ne se bat que pour son shilling par jour, où l'officier, cadet de noblesse, ne cherche à satisfaire que son point d'honneur et sa conception toute sportive, toute « amateur » de la guerre. En étudiant la baisse du commerce britannique et les revers que lui a infligés depuis vingt ans la concurrence étrangère, allemande surtout, les rapports consulaires et les Blue Books arrivent à peu près aux mêmes conclusions :
Consul de Moscou. — Notre désavantage est dans la négligence de nos industriels qui ont laissé couler aux Allemands une grande part des affaires de ce pays. Si nous voulons garder notre commerce russe, il faut des représentants mieux instruits, better educated, qui sachent parler le russe et connaître les besoins et les désirs de leurs clients. Je vois arriver des commis voyageurs anglais qui ne savent aucune autre langue que l'anglais : tous leurs confrères allemands savent assez de russe pour se faire comprendre. Ajoutez la mauvaise volonté de nos fabricants, qui ne daignent pas contenter les habitudes ou les caprices du client : nos concurrents y prennent grand soin l.
Consul de Christiania. — En premier lieu, nous sommes trop indolents. Nous ne prenons pas la peine de connaître un marché, de plaire aux clients, de satisfaire les besoins locaux. Nos concurrents ont des agents parlant deux ou trois langues. Nous nous contentons d'envoyer des catalogues à tort et à travers : j'ai vu arriver ici de nos catalogues en espagnol ou en quelque autre langue parfaitement inconnue de nos clients norvégiens.
Consul de Hambourg. — Je suis bien sûr que les produits allemands valent les nôtres. Mais je suis encore plus sûr que les Allemands mettent bien plus de soin à étudier et à satisfaire la clientèle. Le fabricant anglais vit toujours dans la foi que ses clients doivent prendre ce qui lui plaît, et