Annual Séries, n
ciments anglais, et elles maintinrent leurs prix et leurs vieux errements. Aujourd'hui, tout le ciment vient de Belgique ou d'Allemagne...
Consul de Shang-Haï. — L'une des raisons du succès de nos concurrents en Chine est certain préjugé britannique sur les commerces qu'il est plus ou moins distingué de faire. En Angleterre, le brasseur tient un rang social plus élevé que le mercier ou l'épicier. En Chine, c'est le thé et la soie qui font l'aristocratie commerciale : nos nationaux daignent s'occuper de ces commerces. Mais tenir les autres articles, pour eux, c'est déroger. Et ces autres articles vont à nos concurrents l.
Gouverneur des Bah amas. — Les Américains viennent étudier notre place et faire connaissance avec les marchands et les besoins locaux. L'Anglais n'a plus l'air de savoir ce qu'est le commerce, the English merchant appears to be ignorant of trade. Chacun de ses envois prouve cette ignorance : nous recevons à chaque courrier des marchandises tout à fait invendables, sans utilité pour nos climats et pour notre consommation.
Gouverneur du Queensland. — Il est regrettable, sans doute, de voir le commerce anglais chassé de ses propres marchés coloniaux. Mais je ne puis m'empêcher de dire que c'est sa faute et qu'il n'a jamais voulu étudier les besoins de sa clientèle. Nous ne pourrons pas lutter tant que nos industriels attacheront tout leur conservatisme aux vieux modèles et aux vieux produits.
Gouverneur de la South Australia. — Les systèmes d'éducation continentale, pour l'enseignement technique ou l'enseignement commercial, ont eu des effets marqués. En Angleterre, on se repose sur les lauriers anciens; on continue les affaires et la fabrication suivant la vieille méthode : on est trop conservateur. On se figure que le marché colonial est acquis à jamais et l'on ne se donne plus aucune peine pour le contenter. On traite le petit client avec dédain et volontiers on lui répond : « Nous n'avons pas de temps à perdre pour les petites commandes'2. »