‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 36 sur 149 · Annual Séries, n · texte numérisé non relu

Annual Séries, n

de qualité ni do fini. Les charbons allemands, pour le gaz d'Athènes, et les cokes allemands, pour la métallurgie du Laurium, viennent d'apparaître. Les Français, qui détiennent ici cette double entreprise, leur donnent la^ préférence1.

De Suède, de Roumanie, de Portugal, les mêmes prédictions sinistres viennent affoler l'opinion anglaise. Les gens mêmes qui ne vivent que par l'Angleterre, par l'argent anglais, portent cet argent à la Belgique ou à l'Allemagne. I>ilbao, depuis quarante ans (1861), est une place anglaise. Elle ne vit que par ses minerais de fer ({n'exploitent des compagnies anglaises, qu'exportent des bateaux anglais, pour des usines d'Angleterre; sur six millions de tonnes, qu'ont produites les mines en 1897, près de quatre millions ont été pris par les Anglais2. Le consul de Bilbao écrit :

Jusqu'en 1892 nous avons eu le monopole de cette place. Nos produits y figurent encore, mais de moins en moins, et quelques-uns ont déjà complètement disparu. On préfère généralement les marchandises allemandes. Elles sont moins chères; surtout elles sont beaucoup plus conformes aux besoins locaux : des agents commerciaux sont venus d'Allemagne faire des enquêtes sur place. Parmi les produits anglais, chassés de nos bazars, les ustensiles de cuisine en fer émaillé, qui nous venaient jadis de West Bromwich (près Birmingham), ont été remplacés par des articles belges, autrichiens et suisses. Les lits en cuivre et fer, les ustensiles de fer-blanc, la quincaillerie, clous, pointes, chaînes, fils de fer, etc., sont fabriqués sur place, depuis l'établissement du régime protecteur. Les outils français et les brosses allemandes obtiennent la préférence. Un de nos grands marchands de verre me dit qu'il se fournit entière-

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