‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 40 sur 149 · Annual Séries, n · texte numérisé non relu

Annual Séries, n

L'IMPERIALISME 89

s'assurer le monopole. L'Argentine, province financière de la Bourse et des Banques anglaises, a vu accourir depuis quelques années les capitalistes et les entrepreneurs allemands; les tramways sont devenus allemands. Les clous, fils de fer, poutrelles et rails arrivent de Belgique et d'Almagne-. Dans les grands bazars de Buenos-Ayres, un agent allemand est venu offrir de la coutellerie allemande, avec marques anglaises, à un prix dérisoire. Les Américains apparaissent à leur tour. Leurs faucheuses et leurs moissonneuses sont déjà préférées, à cause de leur légèreté et de leur bon marché. Il faut s'attendre à d'autres succès1.

Bref, loule l'Amérique du Centre et du Sud semble destinée à la clientèle de Pittsburg et de Chicago. Le seul Venezuela, resté fidèle aux Anglais. - éloigné d'eux à la suite des dernières querelles politiques, et une grande mission commerciale vient d'y être envoyée par l'Association nationale des Manufacturiers de Chicago. Que deviendra de même le marché du Pacifique si jamais le canal interocéanique est creusé et si une route d'eau continue mène les produits de la Pensylvanie, par le Mississipi et par les mers, jusqu'au Japon, jusqu'en Chine et jusqu'en Australie? Sans attendre même le percement, que deviendra ce marché de l'Extrême-Orient quand, après Havaï, les Américains auront occupé les Philippines? Car, déjà, un effort énorme semble avoir été fait pour trouver sur le pourtour du grand Océan. en Asie, en Océanie el jusqu'à l'Afrique du Sud, une clientèle aux fers d'AmériqueJToute une navigation « transpacifique » s'est établie, que nous soupçonnons encore à peine :

La Northern Pacific Steamship Company, écrit le consul de Portland (Orégon), a établi son siège au port américain de

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