Mue Book, C-8449, p
dans ce pays, écrit un voyageur de commerce qui visite le Cap en ce moment. Les horloges et montres américaines ou allemandes, fabriquées à la mécanique, se vendent pour rien. Avec leurs couronnements estampés et leurs cadres peints, les horloges allemandes ont une apparence plus artistique que les nôtres. Le bronze d'aluminium ou le fer oxydé donnent aux montres américaines un certain cachet de distinction, et les cadrans un peu voyants plaisent à ce peuple de paysans et de mineurs1. » De la camelote! jamais une vieille maison de Birmingham ne déshonorera les marques anglaises! si ces Boers ne sont pas capables d'apprécier la différence, tant pis! Voulant passer leur humeur, ces Messieurs ont pris leurs journaux. En première colonne, à son ordinaire, le Birmingham Daily Post célèbre la gloire de Joe. L'infatigable ministre des Colonies travaille pour ses chers Midlands. Cadeau de Noël : il va leur donner le port de lettre à deux sous dans tout l'Empire ; les lettres coûtant moins cher, les commandes vont affluer. Joe s'est aussi renseigné sur la concurrence étrangère aux colonies. En un gros Livre Bleu de six cents pages 2, il a publié les réponses des gouverneurs et les conseils pratiques à en tirer : « Dans tous les pays neufs, comme les chances sont plus nombreuses d'avaries ou de perte, les émigrants peu fortunés en général préfèrent les articles bon marché et ayant de l'œil. Il faut aussi ne pas oublier qu'en nos maisons et fermes isolées un instrument, une serrure, une machine doivent pouvoir être montés ou posés par le premier venu et facilement réparés au moyen de pièces inter-