Board of Trade Journal, octobre
tôle; 13 714 tonnes de clous et pointes fabriqués avec du fil; 34 038 tonnes de fers et aciers pour construction1. Il a été exporté également 580 locomotives. Les instruments d'agriculture ne sont pas compris dans la valeur indiquée ci-dessus.
Inversement, les importations de produits sidérurgiques aux États-Unis ont considérablement diminué. A l'exception du fer-blanc, dont l'importation est encore facilitée par un drawback, les États-Unis achètent maintenant fort peu de produits européens. En 1880. ils importaient pour 416 695 615 francs de fers et aciers bruts ou manufacturés, et en exportaient pour 78 511721 francs. En 1898, les exportations ont atteint 428 756 629 francs, et les importations sont tombées à 64 613 439 francs, c'est-à-dire qu'en huit ans, le rapport des importations aux exportations se trouve renversé.
En 1897, en 1898 et surtout pendant les premiers mois de 1899, les maîtres de forges et constructeurs anglais ont été fort émus par ce commencement de la formidable concurrence américaine sur leur propre marché où ils n'avaient subi jusqu'alors que le caprice de la concurrence continentale. Il a été embarqué directement pour le Royaume- Uni des quantités considérables de fonte, de billettes, de rails, de tôles, de poutrelles, de machines et de fils en acier ainsi que de tuyaux en fonte. Plus récemment, il a été commandé aux États-Unis 40 locomotives pour deux des grandes compagnies de chemins de fer d'Angleterre et d'Ecosse, le « Midland » et le « Great Northern ». Le gouvernement anglais lui-même a commando à un établissement américain le pont à sept travées de 150 pieds (45 mètres) chacune, pour la traversée de la rivière Atbara dans le Soudan égyptien. Des rails et des locomotives ont été récemment embarqués pour les Indes et l'Australie. Les ateliers Bald^in, à Philadelphie, exécutent une commande de quarante locomotives pour les Indes.
Il n'est pas douteux que les États-Unis continueront à exporter dans le Royaume-Uni et dans les colonies anglaises