Sous lieutenant
H.Midsiphnion (aspirant).
iLvBINE
6. lo.^pti^tenr irénéral adjoint des hôpitaux et d^eà flottes, après cinq annér-â de service à solde entière.
— Secrétmre d'amiral de la flotte. — Payeur en chef.
7. Capitaine d'état-major. — In&pec^ tr;ur général adjoint des hôpitaux et des flottes, ayant moins de cinq années de service. — Secrétaire de commandant en chef ayant cinq années de senice en cette qualité.
— Commandant d'état-major, chirurgien d'état-major, secrétaire de commandant en chef, ayant moins de cinq années de service, payeur, ingénieur en chef et instructeur de la marine, après quinze ans de grade, excepté les plusjeunes de ces grades.
8. Maître ayant huit ans de grade. — Chirurgien. — Secrétaire d'un (jeune) commandant d'escadre. — Payeur, ingénieur en chef, instructeur de la miu'iue, «près huit ans de grade.
0. Maître n'ayant pas huit ans de grade. — Chirurgien adjoint après six années de service. — Secrétaire de Commodore de 2* classe. — Payeur, ingénieur en chef, instructeur de la marine, ayant moins de huit années de grade.
10. Second maître. — Chirurgien adjoint ayant moins de six années de service. — Payeur adjoint. — Ii^fféniour. — Maître canonnier, maître a équipage, maître charpentier, excepté les derniers promus de ces grad(es.
11. Aide d'un maître âgé de dIus de dixsopt ans et ayant plus deaeuxansde service à la mer dans la marine royale ou dans la marine marchande. — CA>nunis de sous-ingénieur.
, fQ.*p^*t^i:ir s-riirnl de:* bt'>^4taax et ♦il»-* flotte^, ipre-i troU ann«ées de *«*■vi-^e i -olde eatirre en cette qQalité.
. Inrprnrtenr i:êQ»^.rU des hôpitaux et defï flottrrs. ayant moin5 de trois année:: de r^errice.
Les matelots de la flotte se recrutent par engagement volontaire. On les divise en deux classes : ceux qui s'engagent pour dix ans (ce que Ton appelle le « service continu »), et ceux qui ne s'engagent que pour des périodes plus courtes. Les hommes du service continu reçoivent une haute paye. Pour entrer comme matelot dans la marine royale, il suffit de s'adresser au commandant d'un navire dont l'équipage n'est pas complet et d'être accepté par le chirurgien de visite. Mais ceux qui ont été « renvoyés du service » ne peuvent plus s'engager.
Il y a encore dans la marine royale des sous-officiers et des officiers mariniers.
Les sous-officiers sont le charpentier, le canonnier et le maître d'équipage.
Les officiers mariniers sont les aides du canonnier et du maître d'équipage, etc.
Les matelots sont de première classe -- A . B' . s— ou ordinaires.
Viennent ensuite les mousses.
Les officiers entrent au service naval à l'âge de douze ou de treize ans. Ils doivent être agréés d'abord par un commissaire de l'Amirauté, passer ensuite la visite devant le chef de la division médicale, et enfin subir un examen devant le chef de la division d'éducation. S'ils sont reçus, on les envoie à bord du vaisseau-école Britannia pour les élever comme cadets; de là, ils passent dans la marine. De même que pour l'entrée au service, ils doivent subir un examen à chaque élévation de grade jusqu'au rang de capitaine. Les lieutenants étudient le canonnage à bord de VExcellent, afin de devenir lieutenants d'artillerie de marine. Il y a aussi des lieutenants et des commandants « naviguant » ; mais ce sont là des questions de détail.
On accorde des pensions à tous les marins mutilés et à
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ceux dont on veut récompenser la bonne conduite, les bons ou les lovaux services.
Le soin d'accorder des pensions est entièrement laissé à la discrétion de l'Amirauté.
Les pensionnaires étaient autrefois divisés en deux classes : les pensionnaires internes^ et les pensionnaires externes de l'hôpital de Greenwich. Ce superbe édifice, qui a été un palais royal, a été approprié, sous le règne de Guillaume III, pour servir d'asile aux marins que des blessures, des accidents ou l'âge avaient rendus impropres au service actif. Lorsque, après la fameuse bataille de La Hogue, des milliers de marins malades ou blessés furent ramenés dans leur pays, la reine Marie montra une grande sollicitude pour leur bien-être et manifesta le désir de fonder une institution où ils pussent être soignés et nourris. A sa mort, survenue peu après, le roi consacra à ce but le palais de Greenwich, qui, depuis, a été considérablement agrandi et amélioré. C'est aujourd'hui un souvenir national d'une des plus grandes victoires navales de l'Angleterre et un monument à la mémoire de celle qui, au milieu de la joie qui suivit le triomphe, n'oublia pas ceux qui avaient versé leur sang pour le remporter. On finit cependant par penser que les vétérans seraient plus heureux chez eux, entourés de leurs familles et de leurs amis, qu'à l'hôpital de Greenwich. Aussi tous sont maintenant des pensionnaires externes, et le bel hôpital est devenu un collège naval.
Les règles et dispositions pour le maintien de la discipline et du bon ordre dans la marine royale sont contenues dans un acte voté par le Parlement sous le présent règne et appelé « l'acte de la discipline navale de 4866 ». Les contrevenants à ces règles sont jugés par les cours martiales, à peu près de la même manière que dans l'armée, avec ces exceptions que la cour doit se réunir sur un navire à flot et que ses décisions
n'ont pas besoin de confirmation et sont rendues publiques aussitôt après le prononcé.
Les gardes-côtes ont été, jusque dans ces derniers temps, en partie sous le contrôle de l'Amirauté et en partie sous celui de Faccise. Quoique les officiers et les soldats appartinssent, en général, à la marine royale, les gardes-côtes formaient un ser\ice distinct. Mais ils sont aujourd'hui incorporés dans le senice naval. Ils ont pour devoir de capturer les contrebandiers et d'empêcher le débarquement des marchandises de contrebande. Dans ce but, de petits navires très rapides, jaugeant de 23 à 150 tonneaux, montés par des équipages de 5 à 32 hommes sous le commandement de lieutenants de la marine royale ou de capitaines de la marine marchande, croisent sans cesse sur les côtes. On a établi sur les bords de la mer des stations, d'où partent des rondes et où la surveillance s'exerce nuit et jour. Afin de conserver aux hommes qui sont de service sur la côte toutes leurs capacités nautiques, on les embarque tous les ans sur les divers navires garde-côtes pour faire une croisière d'un mois ou de six semaines avec la flotte de la Manche. Le ser\'ice des gardes-côtes emploie 4300 hommes, officiers compris.
Dans ces dernières années, on a formé un corps de volontaires de l'artillerie navale , qui se compose maintenant de trois brigades, dont les quartiers généraux sont Londres, Liverpool et Bristol.
La réserve de la marine royale se compose de volontaires de la marine marchande qui reçoivent une certaine instruction en temps de paix et qui se tiennent à la disposition du pays en temps de guerre. Les navires marchands, dont l'équipage se compose, dans une certaine proportion, d'hommes de la réserve navale, ont le droit d'arborer le pavillon bleu. Les navires du commerce ordinaires ne peuvent se servir que du
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pavillon rouge ; les vaisseaux de guerre arborent le pavillon blanc. La réserve de la marine royale compte 20 000 hommes.
Le corps des soldats de la marine royale dépend du Conseil de l'Amirauté et fait partie de Tarmée de mer. Il sert à bord des vaisseaux et tient garnison dans les arsenaux royaux. Il compte 44 000 officiers, sous-officiers et soldats ; la moitié est généralement en mer. La date de la formation de cette force n'a pas été déterminée exactement; la première fois qu'il en est fait mention, c'est en 1684. Ce corps est divisé en deux sections : l'infanterie légère de marine et l'artillerie royale de marine. La première a trois divisions, stationnées à Ghatbam, à Portsmouth et à Plymouth, et compte plus de cent compagnies. L'artillerie de marine a treize compagnies, dont le quartier général est à Portsmouth. Pour maintenir la discipline dans l'infanterie de marine, quand elle est campée, — comme cela arrive souvent sur les côtes, — quand elle est envoyée à bord de transports ou de vaisseaux marchands, et dans toutes les circonstances où elle échappe à la discipline navale, on a pris l'habitude de voter chaque année un « mutiny act », comme on le fait pour l'armée de terre.
Les jeunes gens entrent dans la marine en qualité de cadets; ils reçoivent l'instruction professionnelle à bord de V Excellent^ vaisseau-école de canonnage, à Portsmouth. Les plus capables sont désignés pour l'artillerie de marine; les jeunes officiers de cette dernière arme sont d'ailleurs également choisis parmi les plus capables de leur grade dans tout le corps de l'infanterie de marine.
Le système d'achat des grades n'a jamais existé dans ce corps, où l'avancement est réglé exclusivement par l'ancienneté. Les officiers de marine et des troupes de marine ont droit aux mêmes récompenses que les officiers de l'année de terre, pour leurs longs services et pour leurs actes de bravoure.