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intérêts sectionneis et que les intérêts généraux y sont ignorés. J'objecte à ce qu’on législate en faveur du petit n mbre et que l’on adopte des jlois qu’il faut rappeler au bout d'un an. Je vois sut les ordres du jour d'autres mesures non moins mauvaises que la partisannerie seule a pu dicier. Nous sommes responsabies à nos constituants, et il ne faut pas Se mettre en Cuntravention avec les grandes lois de la moralité publique. »
On dirait que c’est du français, n’est ce pas ? Eh biea ! s’est de l’algoniquin tout pur. Un Français n'y comprendraii rien. Et cependant je n’ai pas exagéré ; on entend parler ce langage depuis l'ouverture jus-
qu’à la clôture de la session. Analysons rapidement ce discours :
«M. l'orateur:» mauvaise traduction du mot Wr. Speaker. En France, on dit le président de la chambre. Que ne le dit-or ici? Mais quelqu’ un, très fort sur les nuances du parlementarisme, me répondra peut-être que « M. le président: ne rend pas tout à fait la signification de Mr. Speaker. Cela est vrai, mais il est également vrai que «orateur» ne rend pas du tout le mot Speaker qui ue peut se traduire exactement en français que par une périphrase. Le Speaker, dans Je parlementarisme anglais. est celui qui sert d’organe à {a chambre, celui qui communique avec le chef de l'exécutif. Il est plus que le président d’une assemblée délibérante. Mais le mot orateur signifie un homme qui parle ; or, le Speaker ne peut prendre part aux débats que lorsque la chambre siége en « comité général.» De
tous les députés, c’est lui qui parle le moins. «M.
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l’orateur» est donc un non sens. Qu’on dise, soit « M. le présid nt, » ou bien « M. le speaker. »
On dit: «un membre de la chambre, » mais «le meinbre pour tel comté» est un anglicisme. C’est «député de tel comté » qu’il faut.
«J'ai le plancher de la chambre,» voilà un anglicisme tellement énorme que je ne l'aurais pas cru possible si je ne l’avais entendu dans la bouche de députés qui se piquent de bien parler. Ceux qui veulent se distinguer, les mimstres ou ies chefs de l'opposition, par exemple, disent « parquet » au lieu de «plancher,» mais ce n’est pas plus français. Savezvous ce qu’un député veut dire lorsqu’il informe ses collègues et le public qu’il a le « plancher» ou le «parquet»? Si vous connaissez la langue de Shakespeare, vous pourrez le deviner peut-être; sinon, non. Au parlement anglais, an ne monte pas à la tribune, comme en France, pour pren ‘re la parole ; où se tient debout sur ie plancher où parquet. De là l'expression anglaise To have the floor, que nos législateurs ont traduit par «avoir le plancher, ; au Éeu de «avoir la parole.»
Dans notre langage parlementaire «donnér un vote silencieux—To give a silent vole» veut dire: voter sur une question sans parler, Cette expression me paraît médiocrement française. Un vote non motivé rendrait mieux l’idée que l’on veut exprimer.
« Mesure,» dans le sens de «projet de loi,; n’est pas français du tout. On fait souvent usage du mot «bill,» expression peu élégante et qui fournit trop d'occasions aux calembouristes d’exércer lenr terrible métier. Pourquoi ne pas employér le mot
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