‹ L'Animal de Culture dans l'Ouest des Hauts Plateaux ConstantinoisChapitre 19 sur 24 · À. — AMÉLIORATION PAR L'ALIMENTATION · texte numérisé non relu

À. — AMÉLIORATION PAR L'ALIMENTATION

D’abord il faudrait pouvoir inculquer à l’Indigène cette idée, que pour avoir de bons animaux, il faut les

NES nourrir: lui faire comprendre qu’il n’est pas possible d’avoir de bons imulets si la ration se compose en majeure partie de paille, surtout pendant le jeune âge.

L’Arabe nourrissait bien autrefois ses chevaux, surtout sa jument et son poulain, maintenant qu’il s’est rendu compte que le mulet était pour lui plus utile que le cheval, il faudra qu’il comprenne que la jument mulassière et le mulet ont aussi besoin d’une ration, sinon aussi abondante que pour le cheval, mais du moins suffisante. Il voit qu’en alimentant bien ses muletons il obtient de meilleurs résultats, mais il a encore trop l’idée que le mulet doit toujours travailler et qu’il doit peu manger.

Il faudrait aussi qu’il pense que toutes les années ne se ressemblent pas au point de vue production fourragère, il serait de toute utilité pour lui de constituer des réserves; hélas, c’est une pratique qui n’est pas encore entrée dans ses mœurs malgré l’exemple des Européens qu’il a sans cesse sous les yeux.

Certaines années la production fourragère, même dans les terrains de parcours est abondante et composée de plantes très nutritives, en majeure partie de légumineuses donnant un excellent fourrage. Ces années là, le bétail se nourrissant bien, l’Indigène ne pense qu’à augmenter son cheptel sans penser aux mauvais jours. Dès que les pâturages manquent, il cherche à se débarrasser de ses animaux, mais comme à ces moments-là les demandes sont peu nombreuses, il est obligé de garder trop d'animaux, et, la nourriture manquant, la mortalité du bétail devient très forte, mettant ainsi dans le plus grand dénûment beaucoup de petits propriétaires,

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