‹ L'Animal de Culture dans l'Ouest des Hauts Plateaux ConstantinoisChapitre 24 sur 24 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

À un pays où les moyens de culture se sont perfectionnés, il fallait un animal de culture répondant aux besoins nouveaux. Mais il a fallu tenir compte dans le choix de ce nouveau tracteur des conditions spéciales dans lesquelles l'animal de trait était appelé à vivre; il a fallu surtout rechercher l’animal à entretien facile.

Différentes méthodes ont été employées, mais deux

seulement ont été retenues :

1° Faire un cheval de culture en croisant la jument barbe avec un étalon de trait.

2° Faire Ar bon mulet.

La deuxième méthode a été généralement adoptée. La production mulassière, déjà importante dans la région, s’est de ce fait beaucoup améliorée en qualité et en quantité.

L'amélioration du mulet s’est surtout faite dans les exploitations européennes, mais elle a besoin de se poursuivre encore. Cependant la méthode est trouvée, il n’y a qu’à continuer à améliorer les juments destinées à la production mulassière par croisement

su cos

des barbes avec le breton, et importer des baudets des Pyrénées.

C’est en milieu indigène surtout que la production mulassière est encore à modifier. Il est de toute nécessité que les Pouvoirs publics s’en occupent. Le format, les qualités de la production chevaline se sont modifiés par l’intervention du Service des Remontes; pour le mulet il faut que ce soit l'Etat qui intervienne encore directement. Il faut qu’il mette à la disposition des Indigènes des étalons susceptibles de modifier le format des juments et des mulets.

L’Arabe est encore trop insouciant pour pouvoir se passer de tutelle; dans la question élevage, il en est de même. L’amélioration du mulet chez les indigènes devra être poursuivie par étapes. Ce n’est que lorsque ceux-ci auront appris à soigner et à nourrir leurs animaux, que l’on pourra songer à égaliser les deux productions.

Vu : Le Directeur Le Professeur

de l'Ecole Vétérinaire de Lyon . de l'Ecole Vétérinaire, Ch. PORCHER. LETARD.

Vu : Le Doyen, Le Président de la Thèse, J. LÉPINE. é Dr GUIART.

Vu et permis d’imprimer :

Lyon, le 10 Novembre 1926.

Le Recteur, Président du Conseil de l’Université, J. GHEUSI.

FT

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