GUADELOUPE
Jusqu’en 1912, aucune recherche ni aucune statistique n’avaient été faites sur le parasitisme intestinal.
Stévenel, pendant son court séjour à la Guadeloupe, septembre 1912 à février 1913, examina les fèces de 150 sujets de l’ambulance de Pointeà-Pitre, composée surtout de fonctionnaires et de soldats:
Sept. Oct. Nov. Déc. Janv. Févr. Total clo
Ankylostomes trouvés: .-. ® ARE EEE) 2 % 0 9
Mais, comme l’ajoute Stévenel, il n’est pas douteux que des examens pratiqués sur l’ensemble de la population donneraient un pourcentage beaucoup plus élevé.
Profitant de l’arrivée des recrues originaires de la Guadeloupe à Marseille, Sauvet et Léger, médecins-mayJors des troupes coloniales, jugèrent intéressant de pratiquer systématiquement l’examen de leurs selles, de manière à avoir une idée de l’index helminthologique de notre colonie antillaise. Trois préparations furent faites sur un seul, échantillon des fèces; aussi le pourcentage ne représente-t-il qu’un chiffre minima :
Sur les 158 recrues, Léger et Sauvet trouvèrent:
ho | 130 fois des œufs de éricocéphale, soit 82,28 0/0. 108 fois des œufs d’ankylostome, soit 68,35 0/0. 67 fois des œufs d’ascaris, soit 42,40 0/0. *
En ce qui concerne l’infestation par l’ankylostome, la seule qui nous intéresse, la répartition suivant la région d’où venaient ces jeunes soldats se ferait de cette façon:
Grande-Terre: 116 sujets examinés, 83 porteurs, soit 71,5 0/0.
Guadeloupe proprement dite: 27 sujets examinés, 18 porteurs, soit 66,6 0/0.
Dépendances: 15 sujets examinés, 7 porteurs, soit 46,6 0/0.
L’infestation est répandue d’une facon égale dans les : différentes parties de l’île, aussi bien dans les villes que dans les bourgades; cependant Sainte-Anne, sur la côte méridionale de la Grande-Terre, semble être plus spécialement atteinte par l’ankylostome: 16 sujets, 16 porteurs du parasite. LE
Le parasitisme intestinal de la Guadeloupe est de beaucoup supérieur à celui de la Martinique et rivalise presque avec celui signalé au Tonkin par Mathis et Léger:
MACHNIQUC Ne ARE Le LE NE Ur HO Guadeloupe pee, Tes RS 190 °/5° TORRES re EE Une Mae Lu UD 2e 226 °/o.
Comme le font remarquer en terminant Léger et Sauvet, la morbidité considérable, voir même la mortalité excessive que l’on à observée chez Les recrues guadeloupéennes, peuvent en partie être attribuées à cette infes-
tation.
Le Des mesures de prophylaxie s'imposent, afin que les casernes ne deviennent pas un lieu de contamination pour les jeunes ‘recrues provenant d’autres régions de la France, qui à leur tour seraient propagateurs de l’ankylostome. "ir