CHAPITRE PREMIER HISTORIQUE
L'’ankylostomie fut signalée pour la première fois par Angelo Dubini, qui le trouva dans l'intestin d’une jeune paysanne morte à l’hôpital de Milan. Depuis cette époque, on l’a rencontré dans un grand nombre de pays.
Sa présence est liée à diverses manifestations pathologiques que l’on désigne sous le nom d’ankylostomiase,
L'introduction du parasite en Europe est probablement de date bien antérieure à la découverte de Dubini, mais celle-ci à été le point de départ de très nombreuses recherches effectuées surtout par les savants italiens.
En 1879, Perroncito reconnut que les ouvriers employés au percement du Saint-Gothard souffraient d’une maladie bizarre, caractérisée par une anémie profonde, que ses recherches lui permirent d’attribuer à l’Ankylostome.
L’anémie ankylostomiasique du Saïnt-Gothard, particulièrement grave, ne tarda pas à se disséminer, par suite de l’exode des ouvriers en Westphalie, en Hongrie, en Belgique et en France.
En 1882, Leichtenstern signale en Allemagne les premiers cas d’ankylostomiase chez les briquetiers des environs de Cologne.
Hoffinger, en Autriche-Hongrie, après en avoir observé 1.200 cas, l’avait décrite au Schemnitz.
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En Angleterre, la maladie fut importée directement des Tropiques. NS FER |
En France, l’on considéra longtemps l’anémie des mineurs comme une cause d'intoxication due à l’absorption des produits de la distillation et de la combustion lente de la houille exposée au contact de l’air.
Perroucito, chargé de faire une enquête, montra que l’anémie des mineurs était due à l’Ankylostome.
Dans nos colonies, l’on attribuait à l’hématozoaire une série de signes cliniques contre lesquels échouaït la quinine.
Ce ne fut qu’à la suite de recherches scientifiques que l’on reconnut que cette soi-disant cachexie palustre était due à un parasite intestinal voisin de l’espèce découverte en Europe par Perroncito.
Des études poursuivies en ce sens montrèrent que l’ankylostomiase coloniale, dont souffraient de nombreux indigènes et quelques Européens, était due au Necator Americanus (Stiles, 1902), plus qu’à l’Ankylostomum duodenale (Dubini, 1843), espèce rencontrée surtout en Europe.