‹ L'Ankylostomiose: Dans les Colonies FrançaisesChapitre 4 sur 21 · Ankylostomum duodenaie · texte numérisé non relu

Ankylostomum duodenaie

L’Ankylostomum duodenale est un petit nématode eylindrique, dont l’habitat normal est l'intestin grêle; de couleur blanche, plus ou moins teinté de rose suivant la quantité de sang contenue dans son tube digestif.

Le mâle est long de 6 à 11 millimètres; sa largeur est de 0 millim. 5; l’extrémité antérieure du corps s’effile insensiblement; la partie caudale se termine par une large bourse copulatrice qui laisse passer deux longs spicules chitineux.

| D fr | La femelle est longue de 7 à 18 millimètres; sa largeur peut atteindre 1 millimètre; l’extrémité antérieure s’amincit comme chez le mâle. La vulve s’ouvre sur la face ventrale, en avant du tiers postérieur. Elle se continue par

un vagin court et unique, auquel aboutissent deux canaux renflés ou utérus; à chacun d’eux fait suite un très long tube ovarien atteignant 5 fois la longueur totale du ver.

La femelle pond un nombre considérable d’œufs, qui se développent dans le milieu extérieur, lorsque les conditions d’aération, de température et d’humidité sont réalisées.

L’œuf, de forme ellipsoïde, est entouré d’une coque mince, lisse et transparente.

De l’œuf naît un embryon, qui, du troisième au dixième jour, perce la coque et devient libre.

L’embryon libéré, de 210 x environ de longueur, constitue la larve rhabditoïde; celle-ci possède un bulbe pharyngien pourvu d’une armature chitineuse à trois rayons.

Du septième au huitième jour, ta larve rhabditoïde se transforme en larve strongyloïide, qui ne possède plus ni de bulbe pharyngien, ni d’armature chitineuse.

La larve strongyloïde s’enkyste rapidement par imprégnation de sels calcaires; l’eau et la boue sont son habitat de choix.

Arrivée à ce stade de développement, la larve est suscep tible d’infester l’homme, dans l’intestin grêle duquel elle continuera son évolution.

Les œufs et les larves présentent une résistance très grande aux diverses causes de destruction.

Lambinet, après de nombreuses expériences, constata que les œufs contenus dans la matière fécale additionnée de lysol à 3 0/0, de chlorure de chaux à 2 0/0, de sublimé

à 2 0/0, après une durée de contact plus ou moins longue,

restaient d’une vitalité normale dans tous les cas. Les

larves, mises en contact avec ces mêmes substances, étaient immobilisées mais non tuées immédiatement. Continuant ses expériences, Lambinet montra que les vapeurs de chloroforme, de sulfure de carbone, d’ammoniaque, ne tuaïent les larves qu’après 24 heures, et que le formol n’avait sur elles aucune action.

La résistance extrême des œufs et des larmes aux différents agents physico-chimiques paraît due à la texture de la membrane enveloppante. \

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