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L'éosinophilie a fait l’objet d’études importantes de la part d'Haldane et Boycat, de Stiles, de Malvoz, de Lambinet, d’Honoré, etc.; tous ces auteurs ont obtenu des résultats concordants. d.
Chamberlain, chez 64 soldats américains porteurs de Necator dmericanus, relevait une moyenne de 8,5 0/0 de cellules eosinophiles.
Au Tonkin, Mathis et Léger, chez 27 Annamites parasi-
tés par le Necator. americanus, comptaient en chiffre
moyen 14 0/0 de cellules oxyphiles.
Low, en Angleterre, a démontré que l’éosinophilie est généralement très marquée chez les enfants, et que ces polynucléaires acidophiles, qui sont des cellules de tissu jeune, apparaïssent dans le sang, sous l’action de stimulant venant de l’infection, pour disparaître graduellement avec la prolongation de la maladie.
Weïinberg et Léger injectant à des cobayes de l’extrait de Sclerostomum equinum, constataient une réaction acidophile rapide pouvant aller jusqu’à 19,8 0/0.-
Outre cette polynucléose éosinophilique, on a aussi une réduction du nombre des neutrophiles et une «augmentation de celui des mononucléaires.
L'’éosinophilie est donc une réaction très sensible de l’ankylostomiase. Sa constatation étant des plus faciles, on devra, surtout aux colonies, la rechercher en présence de cas d’anémie.
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Jun Recherche des œufs d’Ankylostome dans les matières fécales
Cette recherche est des plus faciles. Il suffit de prélever une parcelle de la matière fécale, de la déposer au centre d’une lame, et de la recouvrir d’une lamelle en la comprimant légèrement avec le pouce, après interposition d’un morceau de papier filtre. Si les fèces sont trop consistantes, on les diluera avec quelques gouttes d’eau salée à 9 0/0, ou avec de la glycérine simple ou iodée.
Les œufs d’ankylostome se distinguent aisément des œufs des autres helminthes. Seuls, certains œufs d’ascaris; décolorés et dépouillés de leur enveloppe mamelonnée, peuvent prêter à confusion lors d’un examen rapide.
Mais on se rappelle que, dans les œufs d’ankylostome, un espace parfaitement clair sépare les blastomères de la coque, qui est mince et transparente.
Si quelquefois il pouvait s'élever un doute, il serait alors nécessaire d'étudier l’éclosion des œufs et le développement des larves. Dans ce cas, l’on aura recours au procédé de Looss, qui permet de réaliser artificiellement les conditions favorables à l’évolution de l’ankylostome.
La matière fécale est mélangée à du noir animal, et, par addition G’eau, l’on fait une pâte homogène légèrement consistante, que l’on étend en couche mince dans une boîte de Pètri.-Cette boîte est placée à l’abri de la lumière dans une étuve réglée aux environs de 27°. Pour maintenir un certain degré d'humidité, on: arrose de temps en temps
nage dans la pâte un petit lac central; le quatrième jour, après avoir laissé s’opérer une légère dessiceation, on immerge le tout pendant quelques instants.
| — 19 — | ha ire est alors abandonnée à la dessiccation, et, dans les fissures qui s'y produisent, l’on trouve de nombreuses larves mobiles. Beaucoup de celles-ci ont dépassé le stade rhabditoïde et sont visibles à l’œil nu.
Dans les pays chauds, pour obtenir ne lement des larves, l’on pourra avoir recours au procédé imaginé par Branch aux Antilles anglaises :
Une parcelle de matière fécale riche en œufs est disposée sur un morceau de toile dans une boîte de Petri; de l’eau stérilisée est ajoutée en quantité suffisante, et le tout est laissé à la température du laboratoire.
Les larves éclosent en trois jours environ; deux où trois jours après, elles commencent à se diriger vers le fond de la boîte, qui doit être conservé suffisamment humide.
Ces larves, prélevées avec la pointe d’une aiguille, peuvent être montées suivant la méthode indiquée par Branch: une lame de verre est enduite de glycérine et de blanc d’œuf; dans ce mélange, les larves que l’on place sont, pour ainsi dire enrobées; on plonge la préparation dans de l’alcool absolu pour la fixer; on lave à l’eau pour dissoudre la glycérine, et on colore à l’hématine éosine.
Calmette conseille de colorer les larves au picrocarmin de Ranvier et de les monter dans la glycérine.
Si l’on veut faire une étude approfondie du ver adulte, il est nécessaire d’observer les spécimens éclaireis dans la glycérine.
Les vers adultes peuvent être recueillis, soit aux autopsies, soit dans les selles de malades, à la suite de l’administration d’un vermifuge approprié. Les matières fécales seront versées sur un tamis et placées sous un mince filet d’eau. Après un temps de lavage variable, les helminthes sont recueillis facilement au milieu des débris relativement volumineux restés sur la toile du tamis.
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Pour la fixation et le montage des ankylostomes, la technique recommandée est celle de Looss et Leiper.
Le ver vivant est placé dans un tube à essai avec de l’eau salée à 10 0/00; et secoué vigoureusement pour débarrasser la bouche et les papilles génitales des corps étrangers qui peuvent y adhérer. On le met ensuite dans une boîte de Petri avec de l’eau salée propre, puis, retiré de cette solution, il est plongé dans l’alcoo!l à 70° bouillant. Sous ce réactif, l’ankylostome se redresse et se met immédiatement en extension.
Après cette opération, il est placé dans un petit tube contenant de l’alcool à 70° froid, dans lequel il peut être conservé sans devenir cassant, ce qui permettra d’étudier plus facilement son organisation interne.
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CHAPPERE CN
COLONTES D'’ASIE
L'’ankylostome est très répandu sur le continent asiatique.
Aux Indes, l’infestation est des plus intenses. À Ceylan, pour Dobson, la maladie ferait des ravages aussi sérieux que le choléra.
Aussi paraissait-il difficile que nos colonies échappassent à la contamination.
Grâce aux recherches de Noc, Mathis et Léger, aux statistiques qu'ils établirent, l’on peut se rendre compte combien est répandu ce parasite et les dangers qui peuvent en résulter pour une des plus belles de nos colonies.
Le mal est-il peut-être encore plus grand que l’on ne pense, aucun renseignement jusqu’à ce jour n’ayant été publié sur le Laos et le Cambodge.
1° Tonkin
Le nombre des porteurs d’ankylostome est relativement élevé chez les indigènes du Tonkin. L’index uncinarien est de 52 0/0.
À la suite de l’enquête à laquelle se livrèrent Mathis et Léger sur le parasitisme intestinal au Tonkin, ils trou-
99 | vèrent 255 Dont d’œufs d’ or. sur 431 Anna- l mites examinés. \ Mouzels, en 1907, avait trouvé 156 ankylostomés sur 511 sujets examinés, soit 30,13 0/0; en 1908, il trouve : 276 contaminés sur 900 examens, soit 30,55 0/0. Voici la répartition donnée par Mathis et Léger:
L'ableau I
DELTA MOYENNE RÉGION Havra RÉGION TOTAUX RS PR PO Te LT TT So TEST Ex Pos. “00e Ex. Pos. 0/0 ME %P0os.10/0 Ex. Pos. 0/0
© Adultes: 779 408 52,36 135 56 41,48 178 103 57,80 1092 567 51,82 Enfants : AO 2222 100008 SOMMES 158 IS ES 0) 26,51 54
Totaux: 828 ‘418 50,48 101 64 72,19 216 115 53,24 1205 597 49,54 /
L'ableau II