COLONIES D'AFRIQUE
Dans nos possessions d'Afrique occidentale, quelques statistiques sur l’infestation ankylostomiasique ont été établies, mais sont-elles encore bien incomplètes.
En ce qui concerne nos colonies de la côte orientale, quelques documents très fragmentaires ont été publiés, mais aucune recherche suivie n’a été faite.
En terminant ce chapitre, nous avons cru intéressant de grouper les quelques rares cas d’ankylostome signalés en Algérie que l’on croyait indemne de ce parasite.
Mavorre
Monestier, en janvier 1867, signale un cas d’ankylostomiase à l’hôpital de Dzaeridi, chez un nommé Moukeria, travailleur des champs, cas qui fut suivi de mort.
A la même époque, étaient en traitement à l'hôpital deux Africains, jeunes et vigoureux, qui allaient en s’étiolant en proie à une chloro- anémie extrême, sans nul doute c’étaient des ankylostomés.
Le docteur Grenet, en novembre de la même année, signalait un décès dû à l’ankylostomiase chez un nommé Imiédi.
rai
Neret, en 1897, rapporte qu’il fit l’examen de nombreuses selles, et qu'il réleva un nombre assez élevé de sujets porteurs d’œufs d’ankylostome.
Tout récemment, Fontoynont signala la présence assez fréquente de l’ ankylostomiase sur les propriétés sucrières, mais ce parasite semble ne pas exister, dit-il, dans les villages libres. Le nématode et son œuf trouvés dans cette région appartiendraient à l’espèce européenne: l’An-
kylostomum duodenale.