‹ L'anneau d'argentChapitre 13 sur 30 · AGLAÉ, CÉCILE · texte numérisé non relu

AGLAÉ, CÉCILE

AGLAÉ

Oh ! que ces trois mois sans te voir m'ont paru longs!.. Puis, quel chagrin d'apprendre, par mon frère. . . {Elle se retourne.) Tiens!., il était là !..

CÉCILE

Toute au plaisir de te voir , je ne l'ai pas aperçu.

AGLAÉ, riant.

Cette fois, il n'est pas maladroit, de nous lais-

ser seules pour causer

Ainsi donc , une

grande maladie, m'a-t-il dit. . .

CÉCILE , gaiement.

Oui... d es maux de nerfs , des évanouissements. . . Mais , c'est fini !

AGLAÉ

Quel bonheur ! . . Asseyons-nous ici, car nous avons beaucoup à dire... Toutes deux orphelines, et, dès l'enfance , élevées ensemble, nous nous sommes toujours aimées.

CÉCILE

Malgré mes trois années de plus que toi. ..

AGLAÉ

Qui t'ont fait sortir du couvent trois ans plus tôt !.. pour te marier!.. Oh ! je t'ai bien regrettée depuis ce temps-là !

CÉCILE

Ta grand'mère voulait que tu restasses au couvent jusqu'à vingt ans.

AGLAÉ

Et je les ai eus le 25 de mai dernier... peu de jours avant celui où je suis allée te voir à ton château de Vcrncuil !. . Depuis cotte époque , j'ai suivi ma grand'inaman aux eaux , et nous voilà de retour. . . dans les environs , chez des amis !.. Je suis lihrc, lu es veuve; c'est comme si lu étais encore demoiselle ; ainsi , nous voilà ensemble, amies comme au couvent

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