SCENE PREMIERE
THOMAS , seul, un plumeau à la main.
Là.... tout est ben rangé, et not' maître peut arriver quand il voudra... il n'doit pas tarder : v'ià qu'il est neuf heures... ( Se tournant vers la porte du cabinet. ) Heim ! s'il avait laissé la clé de o'cabinet... faut pourtant que j'y entre quelque jour sans qu'il le sache... , que j'voye tous ses outils de physique, qu'il appelle... j'crois ben que c'est plutôt des inventions d'Ia magie noire... car il m'fait qu'euqu'fois des peurs qu'ça fait trembler... quoi !...Ilva rapporter aujourd'hui de Paris une machine qui dit comni'ca « avec laquelle j'verrons marcher la haut la lune , les étoiles , rsoleil, etc. ; tout ça va encore me tomber sur l'dos ; c'est sûr... avec ses expériences , j'suis un vrai souffre douleur ici, moi.
Air du Ballet des Pierrots.
L'aut' jour il tourn' un' grand'rou' d' veiTC , Il m' touche et V feu m' sort du menton , Et pendant plus d'une heure entière j' m'ai cru mort d'Ia commotion.
Ca m'a fait voir trente chandelles, Mais qu'est c'que ça va t'ètr' jarni , S'il m'fait par ses machines nouvelles Voir des étoil's en plein midi?
Oh ! mon Dieu !est-c'que je n'ai pas entendu du bruit.î*C'est p' t'^tr' dans c' maudit cabinet.... Je n' sais pas pourquoi j'voudrais y entrer , et pourtant j'ai un'peur quand j' suis à la porte... j' crains toujours qu'il ne sorte de là dedans...
4 ' SCÈNE il.
Mad. LEFRANC , ALBERT, THOMAS ( effrayé par le bruit de la porte ).
THOMAS
Oh ! la! la !... J'ai t'y eu une peur ! Mad. LEFPxAiNC.
Dites-moi , mon cher Albert , ce qui nous procure l'honneur de vous voir si malin à la campagne. ALBERT.
Une confidence que j'ai à vous faire , madame.
Mad. LEFRANC.
Une confidence !... à moi? Sortez , Thomas.
THOMAS (à part).
Comment, une confidence!.. Est-c'que... Ahlah! (// sort).