‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 107 sur 124 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Cependant les barques sont arrivées avec Guntheret Brünnhilde : pour les saluer, les hommes frappent à grand bruit leurs lances sur leur boucliers ; quelquesuns tirent la barque vers le rivage et tandis qu’éclatent les fanfares de la marche nuptiale, Brünnhilde, l’esprit absent, s'avance aux sons du thème de la Walkvric (1-46), aux côtés de Gunther qui la présente à sa suite, à Gulrune et à Siegfried. Les motifs 160 et 145 alternent, et lorsqu'on parle de « deux heureux couples », le motif 177 intervient. Effrayée, Brünnhilde recule : elle a vu Siegfried. Aux trombones nous entendons résonner pianissimo le thème bien significatif de l’annonce de la mort. — A peine maîtresse d’ellemême, elle bégaye des phrases incohérentes et à la remarque de Siegfried : « Sœur bien chère à Gunll ier> elle est mienne. — Tu es à lui », elle s’écrie :

« Tu mens » et son cri est encore suivi — cette fois aux i, 0 is — du motif de l’annonce de la mort (133). Siegfried, qui se lient près d'elle, la recueille défaillante dans ses bras; une indicible émotion s’élève des paroles sourdement balbutiées par Brünnhilde : « Siegfried ... me trahit ?» accompagnées parun trémolo de cordes pianissimo ; une clarinette solo et ensuite le violoncelle font entendre doucement le thème dcBrünnhilde, comme pour avertir le héros. Mais lorsque Siegfried désigne à Brünnhilde, comme son époux, Gunther qui arrive, Brünnhilde aperçoit l’anneau au doigt de Siegfried (motif 139). Le motif de l’anneau et à la trompette basse le motif de la malédiction (158)

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