‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 121 sur 124 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Crâne ! — Va vers ton maître !— Siegfvieil ! Sicgfried! Vois! — Brunnhilde vole vers toi. »

La flamme du bûcher s’élève, crépitante ; les assistants reculent. Los eaux du Kliin montent et recouvrent le brasier. De ses vagues surgissent les filles du Rhin (thèmes 180-187) pour prendre l’anneau. Hagen, qui a observé toutes ces péripéties avec une agitation croissante, s’élance en apercevant les filles du Rhin : « Laissez Vanneau ! » (motif de la malédiction aux trombones) et il se jette dans le fleuve... Elles 1 entraînent au fond. Le thème s’interrompt et s’engloutit, avec le fils de l’alfeet la puissance desNibelungen. Flosshilde, joyeuse, élève en l’air l anneau. Les hommes et les femmes considèrent cette scène avec une émotion muette et ils aperçoivent dans le ciel les lueurs qui annoncent la chute du Walhall et la perte des dieux. Pour la dernière fois retentissent le thème du Walhall et celui de Siegfried. Mais, sur les sons clairs de la harpe, plane, pour conclure la tragédie, le motif de la rédemption et le motit de la toute-puissance de l’amour (192).

192 Motif de la toute-puissance de l amour.

Seule, la toute-puissance de l'amour a pu assurer cette victoire du réalisme sur le matérialisme. Elle seule, qui unit les hommes et les dieux, a pu rompre le charme de la malédiction et éteindre la dette issue de l’égoïsme des dieux. Car elle seule montre 1 abnégation du véritable amour, et n’existe que pour elle-

LE CRÉPUSCULE DES DIEUX

même. Seule, elle peut trôner en maîtresse du monde, à la place des dieux disparus, car elle seule sait construire, comme le maître Wagner l a de nouveau montré dans son drame sublime, la vie de l'individu, de même qu’elle fonde, maintient et régit la vie de l'univers.

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