I.A WALKYR1E
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verse le nuage. Effrayée, Brünnhilde, la protectrice, recule : le motif du glaive retentit ff dans le sombre ton d’un ut mineur ; — la figure hardiment ascendante du motif du glaive victorieux est précipitée au grave par le furieux motif de la lance de Wotan (57)... Ee glaive de victoire se brise sur la lance de Wotan. Les traits aigus des cordes fortissimo se terminent par d’émouvantes secousses de tout l’orchestre : l'aigre motif de la corvée (54) 1 résonne comme un cri de triomphe de la sombre puissance des Nibelungen. llunding a plongé son glaive dans la poitrine du héros désarmé; Siegmund tombe, — mais Sieglinde s’affaisse évanouie en poussant un cri. Avec l’indication più diminuendo, piano e rallentando, le thème 42 dans le sombre ton de ré mineur, s’affaiblissant jusqu’au pp, pleure le héros tombé. Durant quelques instants la tempête s’apaise. Brünnhilde, atterrée, s’avance au premier plan, enlève Sieglinde sur son coursier et s’enfuit. Alors résonne de nouveau le motif de l’annonce de la mort, et la voix tonnante de Wotan crie avec mépris : « Valet, va ! — Va trouver Fricka : — dis que l épieu divin — vengea tous ses affronts. — Val Va ! » Ln signe de la main du dieu, un court trait descendant aux violoncelles et contrebasses - et llunding s’abat sans vie. Mais Brünnhilde, qui a agi contre l’ordre du dieu (motif de la mauvaise humeur 56), n’échappera pas à sa punition : pour conclure, l'orchestre nous montre
1 Peu à peu. d’ailleurs, l’idée attachée au motif de la corvée B e généralise et devient celle du « motif du malheur » ; car ces l’appel souverain d’Alberich, menaçant du danger les dieux et avec eux îes Wulsung.cn .