‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 68 sur 124 · ACTE I. — SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I. — SCÈNE III

Mime considère avec émerveillement le travail de Siegfried.

Il pressent que Siegfried réussira à forger le glaive et il tombe dans un cruel embarras ; car alors, d une part, sa tète tombera aux mains de Siegfried ; d'autre part, il a besoin de l'aide de Siegfried pour tuer Fafner et conquérir ainsi l'anneau.

Siegfried, en 1 interrogeant, apprend que le glaive s'appelle Détresse, et un clumt joyeux accompagne son travail (98). Un motif qui, au bout de quelques mesures,

vient s’y ajouter aux violons et aux altos, représente fort bien la traction du soulllet (99). Des fragments du

Viol.

Altos

Bois.

tr

wu

SIEGFRIED

motif 82 s’y joignent. Tandis que Siegfried travaillait, Mime a trouvé une issue à son dilemme. Siegfried tuera Fafner et Mime lui présentera un breuvage qui le débarrassera à jamais du héros : Détresse frappera alors le héros endormi. Le nain se met joyeusement à cuisiner, réjoui de sa ruse. Cependant, Siegfried a fondu l'acier tout dans un moule et le trempe. Le métal se refroidit avec un bruyant sifflement ; son durcissement est figuré de main de maître par la phrase suivante (100). Le motif 100 résonne aussi — soit muni de l'annexe 100 a, b, soit seul et sans cette annexe —pendant que Siegfried martèle l’acier.

Mime se berce des espoirs les plus hardis. 11 se voit déjà en pensée maître des Nibelungen, des dieux, du monde entier. — Mais Siegfried a fait de Détresse rajeunie une arme resplendissante ; il la brandit joyeusement. L’orchestre entame brillamment une vive et bruyante Coda : « Lofs, Mime! » chante le héros après avoir salué et consacré Détresse, « Forgeron : — tel doit frapper mon fer », car un violent coup du glaive sur l’enclume a fendu en deux celle-ci. Dans tout l’orchestre s’élance l’appel de cor de Siegfried (82). Entier ou par fragments, mele à des trilles exultants

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