‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 72 sur 124 · YY 42 ) Motif héroïque des Wiilsunyen · texte numérisé non relu

YY 42 ) Motif héroïque des Wiilsunyen

issu de son chant de forge (107, voir sous les mois du livret : Le bois du frêne — qu'il brûle / 1er — qu'il flambe clair et beau ) et par le motif de l'activité (83). C'est donc ici que le jq 7 hardi jeune homme doit apprendre la peur;

Mime lui décrit de la manière la plus effrayante possible le dragon et sa force. Mais Siegfried a déjà réponse à tout et lorsque Mime lui explique comment il aura à se défendre, retentit le motif héroïque des Walsungen (108). Le héros

lui plongera Détresse dans le cœur. Mais cela ne subit pas à l’entreprenant jeune homme. « C'est-il de la peur l'indice? » demande-t-il étonné. « Va ton chemin bien vite . — La crainte point ne saurai'. » Pourtant, Mime lui dit d’attendre et, pendant qu’il essaye de lui représenter encore une fois la peur, nous entendons, comme au passage parallèle, résonner doucement le motif annonciateur du sommeil (96). Mais à présent, Siegfried veut se débarrasser du nain qui vient encore l’ennuyer avec ses protestations d’amour, bien qu’en apercevant le nain il ait déjà devant les yeux le motif 85. Enfin, Mime reçoit de Siegfried le bon conseil de ne pas se tenir à proximité ; il s’éloigne donc aux sons du motif 85, car Siegfried l’a brutalement congédié (motif 83) : et il s’enfonce dans la forêt en s’exprimant à lui-même ce vœu amical : « Fafner et Siegfried , — Siegfried et Fa fixer, — oh ! qu ils s'égorgent tous deux ! » Siegfried est seul

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maintenant; il s’assied sous un grand tilleul et jouit de ce qui l’entoure : « N'avoir pour père ce nain , — combien j'en suis donc joyeux ! — C'est à présent que le bois me plaît, etc. » La suite de cette sccne a reçu de Wagner, en raison de sa peinture orchestrale, le nom de « Murmures de la forôt »; rarement nom fut plus frappant et désignation plus belle que celle de cet incomparable fragment de poésie sylvestre, avec son charme mystérieux si particulier. Les rayons du soleil scintillent à travers le feuillage ; une douce brise bruit dans les cimes; les insectes bourdonnent dans la mousse; le ruisselet murmure ; les oiseaux gazouillent et tous ces bruits, enveloppés par l'air de la foret, s’unissent dans le « Murmure de la forêt ».

Siegfried, rêveur, regarde la forêt, dominé par l’impression qu’il ressent de la magnifique nature; mais bientôt les images de son rêve prennent forme. r Comment mon père était-il ? — Ah ! bien sur , comme

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