ACTE II. — SCÈNE III
Siegfried jette alors le mort dans la caverne (motif de la forge) et traîne Fafner (motif 102) devant l’ouverture (le celle-ci, pour s’étendre, après le travail accompli, sous un tilleul où il se rafraîchira comme avant le combat. Le murmure de la foret reprend, et le héros prie l’oiselet de lui indiquer où il pourrait se trouver un bon compagnon. La réponse ne se fait pas longtemps attendre : «Oh ! s'il connaissait — Vépouse sans prix!
— Au roc altier elle dort , —dans une enceinte de feu.
— Passant le brasier , — s'il la réveille , — Brünnhilde , lors , est à lui. » Dans la réponse de Siegfried : « Suave chant , etc. », tandis qu’il exprime son désir de rencontrer un être qui l’aime, comme dans sa question à l’oiseau, paraît un motif qu’on peut désigner sous le nom de motif du désir d’amour :
Encore une fois, Siegfried, sautant de joie, veut une certitude : « Dois-je en la /I anime faire brèche? — Puis-je éveiller telle vierge ? » Les figures scintillantes et agitées du dieu du feu, Loge, et le motif du sommeil (96) indiquent la réponse : « De Brünnhilde conquise — doit voir l'éveil , — un lâche jamais — mais qui de peur n'est instruit. » Siegfried, avec raison, s’applique cette prophétie : « Je n'ai d'autre vœu — que de Brünnhilde l'apprendre. — Quel est le chemin vers le roc? » En manière de réponse l'oiseau vole en chantant devant lui et se dirige vers le rocher de
SIEfiFRIEI)
Brünnhilde, suivi du héros et accompagné par les sons ailés, légers et joyeux de l’orcheslre.