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L'ART EN PROVINCE. —MARSEILLE

d'heureuses qualités, malgré quelques imperfections de détail. Citons encore les animaux de MM. Beaume, Bouisson, Dauphin, Pellegrin et Vimar ; les marines de MM. Barry, Maglione, Olive et Suchet ; la Rue, de M. Viguier ; une gouache, de M. À. Moutte ; les aquarelies, de MM. Cabasson, Duveyrier, Toussaint ; les dessins, rehaussés de pastel, de M. Lagier ; la réduction du plafond du grand salon de la préfecture, par M. Magaud, directeur actuel de Pécole de peinture de Marseille.

Les progrès qui se sont opérés depuis douze à quinze ans dans le développement du goût artistique, à Marseille, y ont amené la création de nombreuses collections particulières, encore peu considérables pour la plupart, mais bien composées. Avant 1867, on n'en citait que deux : celle de M. Bec, qui a passé à M. Autran, le fils du poète, et celle de M. Forcade, qui est dispersée. Marseille aujourd'hui compte, outre la galerie de M. Autran, les collections de MM. Jules-Charles Roux, Antony Roux, Camille Rogier, Vaïsse, Prat, Léon Fraissinet, Albin Fraissinet, Chighizola, comte de Sabran, etc. Les tableaux des maîtres contemporains (Delacroix, Decamps, Théodore Rousseau, Corot, Troyon, Diaz, Daubigny, Jules Dupré, Meissonier, Courbet, VoUon, etc.) forment la plus grande partie de ces collections. Il existe pourtant de belles toiles anciennes chez quelques amateurs. On cite surtout les Tiepolo, les Guardi, les Salvator, de M. C. Rogier, qui possède, en outre, une superbe collection d'armes orientales. MM. Prat et Vaïsse joignent à leurs galeries de tableaux, le premier, de remarquables tapisseries ; le second, une admirable collection de meubles, de tapisseries, d'armes, des xv% xvi* et xvii° siècles.

N'oublions pas, en terminant, les faïences de M. Abram, ni surtout celles de M. Louis Ârnayon, qui a dans sa collection des spécimens très intéressants des faïences provençales.

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