‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 167 sur 218 · NÉCROLOGIE. «VIOLLET-LE-DUC · texte numérisé non relu

NÉCROLOGIE. «VIOLLET-LE-DUC

répondaient à ses aspirations* », avec Ingres, Hip. Flandrin, Simart. ïl s'acquit Testimedu duc de Luynes et^e fit attacher un instant^ en 1849, au cabinet des médailled de la Bibliothèque nationale. En 1858, Ernest Vinet entra SiM Journal des Débats.

DsLïis l'introduction de son livre, ^Art et l'Archéologie, il a tracé, non point une autobiographie complète, mais une page de mémoires sur ses années de collaboration à ce journal, ainsi que sur les principaux travaux qu'il y fit paraître. C'est en 1862 que le comte Walewski appela Vinet à former la bibliothèque de l'École des Beaux-Arts. Il s'appliqua à cette tâche avec la plus grande ardeur, réunissant tous les livres spéciaux publiés en France et à l'étr^anger et obtenant par son intervention active, les grandes publications ordonnées par les bours de l'Europe. Quand la collection se trouva suffisamment enrichie, il fit ouvrir la bibliothèque au public. Puis, pour diriger les recherches des travailleurs, il entreprit, en 1873, un Catalogue méthodique des livres iart de la Bibliothèque, Nous citerons encore de lui l'esquisse d'une Histoire de r architecture classique {i^l 5) et Isi Bibliojiraphie générale des beaux-arts, excellente et très utile publication qu'il ne put achever et à laquelle il travaillait encore quand la mort le surprit.

VIOLLET-LE-DUG (Adolphe-Etienne), peintre et critique d'art français, mort le 14 mars 1878. Né à Parisien 1817, il était frère' de M. Eugène Viollet-le-Duc, l'architecte éminent avec lequel il partagea les leçons austères du classique Delescluze, leur oncle. Ses débuts comme

1. Discours prononcé sur sa tombe par M. Alfred Maury. Voir Bulletin des Beaux-Art}, février 1878, p. 158. .

paysagiste datent du Salon de 1844. C'était le moment où la lutte des classiques et des romantiques était danis toute son ardeur. Il essaya de se créer entre ces deux camps extrêmes une manière éclectique qui combinait les sévérités de la ligne avec Tacc.ent de la couleurT II yoyageâ en Italie et dans le midi de la France, dont il aimait à reproduire les sites lumineux et dorés. Les Bords du lac de Némi,le Souvenir de la ùlla Borghsse,le Souvenir de Sicile, les Fwés. d'Antibes, des Res Sainte-Marguérite, des Iles d*Hyères, de Cannes, etc., comptent parmi ses.meilleures œuvres. Il ne dédaignait pas pourtant les ^lotifs plus intimes que lui fournissait la Normandie, les sites gracieux de sa douce vallée de Jouy, qu'il habitait, pendant une partie de Tannée, et dont il a donné divers échantillons dans ces derniers temps. Sa manière était modérée, agréable, comme son esprit, quoique. sans grand accept. Il avait obtenu au Salon de 1851 une 3« médaille, un rappel en 1861, et une médaille en 1870. - Comme critique d'art, Adolphe VioUet-le-Duc laisse une réputation estimable. Dans le grand nombre d'articles qu'il a publiés au Journal des Débats, on remarque les mêmes qualités que dans le talent du peintre, une certaine distinction venant du savoir et de la mesure, de la bienveillance et du tact. Dans la notice nécrologique qu'il lui a consacrée, son ami^ M. Charles Clément, le juge ainsi * : « Une instruction sérieuse et varié, des lectures très étendues lui permettaient d'aborder des genres très divers. Il aimait à traiter les sujets relir gieux et il apportait .dans ces études des convictions

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