‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 166 sur 218 · NÉCROLOGIE. — SUMMER · texte numérisé non relu

NÉCROLOGIE. — SUMMER

près de Paris, le 20 actobre 1878. Il était né dans le comté de Somerset en 1828; il commença tout jeune encore ses 'études à FAcadémie royale de Londres, où il obtint plusieurs prix qui le classèrent parmi les élèves d'avenir. Vers 1849, il quitta l'Angleterre et suivit son père en Australie, attiré par les récits merveilleux qui circulaient sur ce pays et par Tespoir d'y acquérir de promptes richesses.

Il semblait ainsi abandonner la carrière des arts pour celle de « chercheur d'or ».. Quelques-uns de ses biographes prétendent' que, dans cette colonie, il fit une grande fortune par le commerce de la poudre d'or; d'autres, au contraire, assurent qu'il ne réussit pas. Quoi qu'il en soit, il reprit ses ébauchoirs et peu de temps après il commença à se faire une réputation. Ce qui détermina son succès, ce fut un groupe colossal en bronze destiné à perpétuer la mémoire de deux voyageurs australiens bien connus, Bourke et Wills. La culture des arts, était inconnue dans ce pays nouveau; Summery jouit des privilèges de Péminence et exécuta un grand nombre de bustes, portraits des principaux personnages de la colonie. Cependant, en 1866, il abandonna l'Australie, malgré le grand nombre de travaux qui lui étaient assurés et alla séjourner à Rome. C'est à Borne qu'il a passé presque tout le reste de son existence. Il allait regagner l'Angleterre et se trouvait à Paris, lors- , qu'il mourut à Neuilly, à l'âge de cinquante ans, après une courte maladie. Il n'eut pas le temps de revoir sa patrie, où il espérait rétablir sa santé déjà gravement atteinte. Charles Summer est l'auteur du groupe de Lyncée et Hypérmnestre, si remarqué à l'exposition de l'Académie

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royale de Londres en 1875. Son dernier ourrage est rAnge gardien (Guardian Angel).

THIRION (Victor), peintre français, mort à Paris le 2 mai 1878. Il était né à Langres et a été enlevé à la fleur de l'âge, au moment où il commençait à donner de brillantes espérances. Élèye de Gleyre et de Bouguereau, il ne suivît pas la voie tracée par ses maîtres et sembla surtout attiré par les scènes de genre, les capricieuses fantaisies qu'il exprimait d'un pinceau délicat et juste, tout empreint d'une modernité aimable. Citons parmi ses œuvres: Plage en Bretagne, Après l'école (1875) ; Jeune Pêcheuse de crevettes, l'Ane complaisant (1876) ; Psyché, figure remarquée au Salon de 1877, et enfin au Salon dernier une Italienne, qui annonçait de nouveaux progrès chez cet artiste studieux et bien doué.

VINET (Chables-Ernest), critique d'art français, mort le 10 mars 1878. Le principal titre qui lui assurera une place dans l'histoire de l'art est la fondation de la bibliothèque de l'École des Beaux-Arts, à laquelle il consacra avec une passion érudite les dernières années de sa vie. D'une famille de magistrats, il était né en 180/i, et, après avoir fait ses études de droit, avait été nommé juge au tribunal de Pontoise en 1826, puis procureur à Nantes, en 1830. Dès lors, il s'occupait de l'antiquité ;J1 quitta bientôt la magistrature çiour se livrecà Wtudede l'archéologie et des religions anciennes. Devenu, sur la recommandation de Letronne, avec Mf. Alfred Maury, l'un des collaborateurs de G. Guigniaut pour son grand ouvrage sur les Religions de l'antiquité, il s'adonna complètement à la critique archéologique. U visita l'Italie, se lia avec quelques artistes « dont les compositions

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