II PRÉFACE
Pénétré depuis longtemps de la nécessité d'un recueil de ce genre, et convaincu qu'il comblerait, comme on dit, une lacune, je me suis attaché avec ardeur à cette tftche, ayant eu la bonne chance de rencontrer un éditeur dont le goût et l'intelligente initiative sont aujourd'hui partout appréciés.
De doctrines ou de théories esthétiques, il n'en faut point parler. Écrit sans aucune prétention littéraire, avec le seul désir de grouper le plus clairement possible une abondante moisson de faits et de renseignements, cet ouvrage n'est qu'un minutieux résumé de tout ce qui concerne les beaux-arts en France et dans les pays étrangers. Toutes les fois qu'il s'est agi de porter un jugement sur une œuvre, soit dans le compte rendu du Salon de Paris ou des autres pays, soit dans l'Exposition universelle, je me suis appuyé sur les appréciations des critiques d'art les plus renommés, m'eflTorçant de mettre le blâme à côté de l'éloge, et tâchant, au milieu des contradictions inévitables, de garder loyalement et sans parti pris, une mesure équitable. C'est surtout dans un livre de cette nature, semble-t-il, qu'il convient de mettre en pratique le conseil du poëte : In medio stat virttis.
Le plan à adopter, voilà ce qui est particulièrement délicat dans ces sortes de travaux ; car de la méthode
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suivie dépend la clarté, et par conséquent la facilité des recherches. Je ne puis dire qu'une chose, c'est que j'ai fût de mon mieux. H faut ajouter cependant que le compte rendu exceptionnel de l'Exposition universelle, qui comprend près de 150 pages, a dérangé quelque peu l'équilibre d'autres chapitres. Ainsi j'ai dû écourter celui qui est consacré à la revue des livres d'art. Le chapitre relatif à la province a dû être également remanié et diminué'. Je prie instamment les nombreux correspondants des départements qui ont bien voulu m'adresser des documents et des notes, de ne point se décourager pour les omissions nécessairçs de cette année. Les volumes suivants compenseront largement ce que celui-ci a d'incomplet sur ce point.
Quant au chapitre de VArt à F étranger y j'ai cru devoir m'adresser à des écrivains spéciaux et d'une compétence particulière pour les divers pays. C'est à eux que reviennent l'honneur et la responsabilité des quatre articles suivants: la Belgique et la Hollande^ par M. Henry Havard; r Angleterre ^ par M. W.-James Weale et sa fille, M"« J. Weale; VAllemagne, par M. le docteur Jean-Paul Richter ; Vltalie^ par M. René Delorme. Je dois aussi de vifs remerciements à M. Jean Morel, qui m'a aidé dans la rédaction du compte rendu de l'Exposition universelle. Enfin l'expression publique
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