‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 50 sur 218 · M> Paul Mantz, le Temps, 18 juillet · texte numérisé non relu

M> Paul Mantz, le Temps, 18 juillet

a fait aussitôt accuser M. Duez « dlmpressionisme ». Oh ne saurait, s'est écrié M. Paul de Saint-Victor se passer à ce point d'exécution et d'étude. « Un coup de vent soufflerait sur cette terrasse de famille, que la mère et l'enfant, la nourrice, la chaise et la terrasse elle-même, s'envoleraient en l'air, comme les plumes d'un édredon défoncé ^ » A quoi M. Castagnary répond : « Que parle-t-on de faire et de pousser ? Quand le peintre a rendu son impression, quand il a dit ce qu'il avait à dire, le tableau est fini, et y ajouter quelque chose serait le gâter *? »

Si la ville et ses plaisirs, si les mille habitudes de la société élégante sollicitent le pinceau des peintres, les mœurs âpres et pittoresques de la campagne ne sont pourtant pas délaissées. Il semble au contraire qu'en ces dernières années, un intérêt plus vif s'attache aux mœurs des paysans ; bon nombre d'artistes, ne ressentant pas le dédain qu'avait Louis XIV pour les « magots )>, montrent une visible sympathie pour les.rudes travaux des champs et prouvent que la poésie peut très bien aller en sabots. Leurs œuvres affectent, avec un souci manifeste de réalité scrupuleuse et serrée de près, une tendance très honorable à faire aimer et respecter l'intimité des chaumières. Deux artistes se sont partagé le succès, .parmi les rustiques, au Salon de 1878: MM. Ulysse Butin et Salmson. M. Butin a fixé son che- . valet près de la mer et a représenté depuis quatre ou cinq ans tous les épisodes de la vie des pêcheurs. On n'a point oublié ses Femmes au cabestan à Villerville^ de 1876. Cette fois, il a peint le dernier acte du drame:

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